18
Mar 03

Elle m’aura…

Ca ne m’était jamais arrivé.
Pour résumer, je me suis, une fois de plus disputée de façon stupide et intelligente sur le thème du “Tu es méchant avec moi. Oui, mais toi tu me soules”, thème somme toute plutôt récurent, d’une part sur cette invention démoniaque qu’est la Messagerie Instantanée (MSN, pour les intimes) puis sur cet outil non moins démoniaque qu’est le sms.
C’est là que dans un accès de folie passagère, j’ai promis un mail. Je ne l’ai pas promis en ces termes, mais elle l’aura malheureusement compris.
Et elle s’en sera souvenu
C’est là que le problème intervient.
J’ai ouvert Notepad, j’ai tapé deux mots, j’ai fermé Notepad. Je me suis levé pour aller aux toilettes (j’ai jamais compris pourquoi ce mot était au pluriel). J’ai rouvert Notepad, l’ai refermé….
Je n’avais rien à dire-écrire…

J’ai toujours quelquechose à dire-écrire, c’est pour ça que je m’apprécie. C’est pour ça que j’écris ici. Mais ça, je ne peux pas lui écrire. C’est pourquoi vous le lisez.

Le lien est sacrément élastique je trouve. Extensible à l’infini même. Et je n’ai même pas l’impression qu’il soit, même de façon minime, un peu détendu. C’est ça qui ne m’inquiète pas. Un système finit toujours par revenir à l’état d’équilibre.

Je me dit que tant pis, elle n’aura pas mon mail. Elle s’en passera bien.
J’espère….

14
Mar 03

Dynamique idéaliste

Hier, notre prof de philosophie, fervente adepte de psychologie (son rêve eut été d’être psychanaliste) nous a fait faire une séance de ce qu’elle appelle de la “dynamique de groupe”. Cela consiste, en gros, a raconter sous forme de débatce que l’on est devant toute la classe.
Mais ce n’est pas si simple, on ne raconte pas qu’il l’on est, on raconte ce que l’on serait dans une situation extrême.
On va prendre un exemple concret : Melle L.. demande à M. J.. : “Et si tu étais un être tout petit et tout faible ?” ce à quoi M. J.. va répondre : “Bah je m’allierais avec etc…”
Bien sûr, ce qui est interressant, c’est lorsque la personne sort de son carcan, révèle un peu sa personalité… C’est probablement mon instinct voyeuriste qui fait que j’ai envie de connaître la vraie personnalité des gens. Ce que je déteste, évidemment, ce sont les réponses de Miss France… “Oh oui, moi je veux arrêter la guerre dans le monde, parce que la guerre, c’est mal…”

En fait, dans ce débat, il y a eu deux interention vraiment interressante : Sophie, qui s’est découverte entièrement (ou presque). Une histoire de moustique. Et Amandine qui nousa ému. Je crois qu’elle a regretté d’avoir craché ce qu’elle avait sur le coeur. Mais je crois, dans un élan de missfrancitude que “c’est une bonne chose”.

Oui, moi, oui, j’ai aussi répondu à une question. Enfin, plutôt, on m’en a posé une. On ne peut pas dire que j’ai répondu à cette question réellement : “Si tu devais faire quelquechose dont tout le monde se souviendrait”. J’ai dit ce que j’étais au lieu de répondre : un éternel second qui n’attend de reconnaissance que du premier. Avec une option “manipulation” sur les personnes à partir du rang 5. Parce que c’est vrai. Mais certainsmots, comme “manipuler” ont choqué. Ca a déchaîné la Laurence qui, à l’aide de son tac-o-tac maudit m’a emmené vers un endroit que je ne souhaitais pas exprimé, car il ne fait pas parti de moi. Mais ça n’est pas grave, c’est l’inconvénient du débat.

Je crois que je vais bien. Surement à cause d’une quelqu’une.
Il y a des quelqu’une qui vous mettent de bonne humeur simplement parce qu’elles sont de bonne humeur. Il y a des quelqu’une qui, quand elle vous dises que vous êtes gentil, vous le prenez pour vous. Malheureusement, la quelqu’une en question restera cet adjctif indéfini, par la force des choses. Même si vous griffonez son nom dans un coin d’un cahier puis que vous transformez ce nom en un autre mot afin que personne ne sache que vous l’avez écrit. Même si elle vous fait des compliments. Même si… Elle reste définitivement une quelqu’une, elle ne passe pas au statut d’Elle.
Non que la quelqu’une vous attire plus que ça, vous ne vous retourneriez pas sur elle dans la rue. Non, juste ce petit truc que l’on appelle le charme. Qui fait que justement, vous auriez envie de l’écouter parler sans fin, même si la quelqu’une raconte absolument des idioties.(Je sens que je vais regretter d’avoir écrit ça ici moi…)

Il y a trop de quelqu’une. Heureusement.

11
Mar 03

Esquiver la réalité

Je discutais avec Guillaume l’autre jour, il n’a finalement pas changé, toujours à faire son petit fiérot. Je l’avais “bloqué” pour cette même raison, lorsqu’il avait changé son pseudo pour “le casanova”, ça m’avait profondément énervé et je pense qu’il est intimement persuadé qu’il est un casanova. Juste pour la petite histoire, ce garçon par ailleurs sympathique (et par ailleurs seulement) n’a jamais eu de copine de sa vie.
En soi, ne jamais avoir eu de copine (ou de copain) n’est pas une tare, je connais des tas de gens bien qui n’ont jamais eu de copine. Ce qui m’énerve, chez lui, c’est que dans sa frustration, il en vient à croire que toutes les filles sont folles de lui. Cette impression lui vient surement du fait qu’IL est fou de toutes les filles qui ont le malheur de passer à sa portée.
Mais j’ai mon intérêt dans le fait de le débloquer : si je veux avoir une chance qu’il m’invite à son anniversaire… Pas que son anniversaire me branche plus que ça, mais s’il m’invite, je verrais Amélie pendant un week-end, et ça, je ne crache pas dessus.
Je crois qu’il a un penchant pour elle, ça ne serait pas nouveau d’ailleurs… Je crois qu’il n’a pas encore réalisé qu’elle en aimait un autre. Surtout que cela fait plus de deux ans qu’il le déteste, il doit être vert, ce pauvre crétin. De toute façon, il ne me semble pas qu’il ait jamais eu une chance, même minime.
Ce que je lui reproche, c’est d’esquiver la réalité, de ne finalement voir que ce qui l’arrange et, même de s’inventer une réalité qui l’arrange et surtout, surtout d’y croire.
N’empêche qu’il m’a énervé, que je lui ai lâché un : “tu m’ennuies, je me casse”. Je veux bien penser à mon confort personnel, mais pas aux dépends de mon confort personnel…

Ca n’a peut-être rien à voir, mais ça me fait penser à ma bonne humeur constante. A chaque instant, je m’efforce d’être souriant. Je simule, comme l’a si brillament fait remarqué Mme Descoin, ma prof d’allemand cinglé à tendance névrotique (j’ignore si névrotique est le terme qui convient, mais phonétiquement, cela sonne comme je le voudrais). A chaque fois que quelqu’un perce ma (pseudo) bonne humeur à jour, j’ai l’impression d’être un peu compris.
Mais des fois, je me prend tellement au jeu, que je finis pas l’être réellement, mais sur des bases plus que bancales. Ils ne faut surtout pas que je m’en rende compte, parce qu’alors, je passe dans une phase aigrie et pour le moins désagréable pour les autres. Enfin, je suppose que je suis désagréable, mon “moi détaché” ne me supporte même plus mais je n’y peux rien, je ne peux que rester dans cet état.

Demain, je vais passer mon oral de TPE pour le bac. J’ai eu le malheur de le dire à ma mère. J’éprouve une certaine lassitude à l’idée de ces TPE. Probablement parce que mon sujet “Du mirage à la fibre optique” ne présente absolument aucune sorte d’intérêt. Si j’avais été dans le groupe de Aude, à faire le codage de l’image, je me serais réellement amusé, parce que c’est un sujet qui m’interresse. Si j’avais pris un thème du genre “les dimensions : combien sont-elles ?” je me serait réellement amusé, parce que c’est un sujet un peu “extraordinaire”… Mais je n’ai pas pu les choisir, ces sujets. Le premiers, parce que justement le groupe d’Aude l’avait choisi. Et puis, au début de l’année, avant de faire oeuvre sociale, de connaître du monde, je suis allé me fourvoyer avec ces deux nunuches. Claire est tout à fait sympathique, mais plutôt du genre à “ne pas en faire trop, on risquerait de croire qu’on est intelligent”. De l’autre côté, Magali, que je commence à trouver sympathique, avec la durée, mais qui reste cette fille insignifiante à mes yeux. Bref, à part choisir des sujets bateaux, je n’avais aucune autre alternative. C’est probablement pour cela que j’éprouve une certaine lassitude à penser à mes TPE…

05
Mar 03

Antisocial ?

C’est une question que je me pose.

En fait, c’est suite à la fête du lycée, hier soir, que je me pose cette question. N’empêche, ça m’a donné des réponses cette soirée : j’ai enfin compris pourquoi je n’étais jamais allé en boîte.
Pour replanter le décors, les gorilles en rouge avaient transformé notre cher lycée en salle des fêtes, ou plutôt deux salles des fêtes : dans la première, des groupes jouaient, ambiance un peu rock ; dans la seuxième, c’était soirée techno avec le DJ de la Loco (trop cooooooool…) et tous les abrutis qui dansaient sur les podium. Enfin, je dis “abrutis” mais ça n’est pas péjoratif, jusqu’ils avaient l’air d’abrutis à se trémousser là…

Parce que danser dans cette atmosphère saturée, ça n’est pas possible : d’une part, il fait trop chaud pour avoir le courage de bouger beaucoup. D’autre part, c’est tout simplement parce qu’il n’y a pas la place ! La concentration d’être humain au mètre carré atteint des sommets ! Donc on se contente de se trémousser…

Voilà donc pourquoi je comprend pourquoi je ne vais pas en boîte. En plus, certains doivent trouver un certain plaisir (je prend de sacrées pincettes !) à se trémousser là. Moi, je n’ai pas l’impression d’être à ma place, je me sens profondément ridicule. “Ridicule ? Mais qu’est-ce t’en as à faire ?”. Et bien, je me sens ridicule vis-à-vis de moi-même, surtout que je ne sais même pas me trémousser. C’est pourtant pas bien difficile, mais je suis dans l’incapacité de faire un quelconque mouvement sur les BOUM-BOUM balancés en patûre aux danseurs.

Le pire dans cette concentration humaine, c’est que l’on est pas plus accompagné que d’habitude. Preuve en est la réaction de Aude ce matin : “j’étais toute seule tout le temps”. C’est totalement surréaliste comme remarque ! Elle avait 20 personnes par seconde autour d’elle !

Enfin, moi je suis resté avec Aliénis déguisé en Steeve (ou l’inverse, on ne sait jamais trop avec lui) dans la salle des concerts… Là, je peux bouger, ça ne me demande pas d’effort… Bizarre…

Dans ce genre de soirée, tout le monde s’attend à ce que vous vous trouviez une copine… Mais je crois pas que c’est l’envie qui me submerge. En plus, c’est assez décourageant : tout autour de soi, on a un panel impressionnant de baisers différents. Comprenez, des amoureux se bécotant (on dit encore ça de nos jours ?). Ce qui donne cette impression que toutes les filles présentes ont déjà un petit copain. Donc, ça n’est même pas la peine de se donner la peine. Probablement, qu’elles sont dans l’ambiance boîte de nuit. Mais ne comptez pas sur moi pour aller là-bas.

C’est cela qui me fait penser que je suis un antisocial chronique, du côté affectif obscur de la Force (pour le plaisir. Private Joke) et que je à la question “êtes vous célibataire” je répond oui. Mais, ça n’a absolument aucune importance. Comme d’habitude …


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