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Pouf attitude

Un jour de novembre (je crois que c’était en novembre, un jeudi même je crois, mais je garantis rien du tout !), un jour de Novembre (pitètre décembre remarquez…), nous faisions, moi et deux autres garçons (je ne divulguerais les noms que sous la tortue (à condition qu’elle soit retournée sur sa carapace)) nous faisions la queue pour la cantine. (La, les lecteurs s’écrient : “Waouh ! Même Zam² il fait la queue pour la cantine ???” eh oui, j’aime me mélanger au peuple de temps en temps).
Nous étions donc là, tranquillement à ne pas discuter, lorsqu’une personne au physique agréable (souvenez vous de ce détail, c’est important pour la suite) mais à la voix proprement répugnante, genre marchande de poisson en fin de carrière (ça, vous pouvez oublier) tente lâchement de nous doubler.
Doubler dans la queue de la cantine, tout le monde a déjà fait ça, ça n’a jamais tué personne de le faire et personne n’est jamais mort d’avoir laissé passé quelqu’un devant soi. La plupart du temps, on laisse passer, on grmbl (ça rend pas mal à l’oral) juste assez fort pour que nos amis l’entendent, mais surtout pas la personne qui vous double, ça fait mauvais genre de rouspéter, qui plus est si c’est une demoiselle au physique agréable qui vous double !
Enfin moi, je ne fais rien comme tout le monde (et puis quitte à se faire remarquer, autant se faire remarquer par des jeunes filles au physique agréable, et en mal, ça marque plus) j’ai arbitrairement décidé de ne pas la laisser passer ! Dingue n’est-ce pas ? Elle s’est alors mise à crier à haute voix sur mon charmant camarade qui l’a superbement ignoré, de sa voix… disons… euh, caractéristique.
Elle fut alors baptisée : désormais, elle s’appelerait : “La Pouf”.
La Pouf, parce qu’elle était plutôt pas mal et bien fouttue (c’est comme ça qu’on dit non ?), que de surcroit, elle était blonde, qu’elle avait un téléphone à l’oreille et qu’elle ne supportait surement pas les hypocrites et ceux qui ne laissent pas passer dans la queue de la cantine. ajoutez à cela une démarche quelque peu chaloupée, mais néanmois élégante, et vous avez une Pouf. A ne pas confondre avec la pouffe, (plus courament appelée p*te) qui elle est franchement vulgaire, surmaquillée et usant d’un langage (très) peu chatié. La Pouf, elle, incarne, une certaine forme d’élégance.
Cela aurait pu s’arrêter là, si je ne l’avais pas observé pendant toute la durée du service.
L’épisode suivant, dans l’Histoire De La Pouf, se situe aussi dans la queue du self. Le lendemain ou moins d’une semaine après. Elle m’a marqué, alors je la remarque tout de suite. Certain prénoms ont droit à la priorité, les prénoms uniques au lycée, elle crie alors : “Et Justine, il y en a d’autres ?”
Sa copine (la rousse (blonde vénitienne plutôt), dont j’ignorerais à jamais le nom à moins que Cécile ne daigne me le donner puisque selon certaines sources, elle aurait été à son anniversaire…) lui dit qu’elle en connait une autre, la Pouf (Justine) est totalement dégoûtée (Imaginez, elle aurait pu mangé 3 minutes plus tôt !). Sa copine (la brune au physique, euh, moins flatteur (je suis méchant !) qui est accessoirement la soeur de Super”A”Caribou) lui sort un truc débile pour détendre l’atmosphère, c’est nul, mais la conversation sans intérêt entamée plus tôt reprend.
C’est ainsi que nous connûmes son prénom !
Je vous passe les détails sur mes enquêtes multiples pour connaître sa classe, on avait, dès le début, parié sur une première ES, il a semblé que nous ayons eu raison, mais personne n’était capable de nous donner le numéro de sa classe, si bien que l’on était pas plus avancé.
Jusqu’à la publication des photos de classes sur l’un des sites du lycée : Schmitt.fr.st. C’est là qu’après une recherche poussée, j’ai découvert qu’elle était en 1ES1 ! (pour ceux qui auront la curiosité d’aller voir, c’est la blonde au premier rang, à côté de la prof. A sa gauche (donc à notre droite, ses deux copines))
S’en est suivi ensuite de longs mois d’attente et d’étude de son comportement, confirmant l’hypothèse première qu’elle faisait partie de l’ensemble P ( comme Pouf, qui, précisons-le, a une structure de groupe lorsqu’elle est munie de l’opération “multiplication” (intérieur : un pouf se multipliant avec une pouf, ça donne une pouf ; associativité: (pouf*pouf)pouf=pouf*pouf² ; neutre : garçon, en effet pouf*garçon=pouf ; symétrique : hypocrite : pouf*hypocrite=néant))
Accessoirement, nous recherchions désespérément le cahier de texte de sa classe pour découvrir son nom de famille. Mais soit son porteur était ultra consciencieux, soit il était tout simplement parti dans les limbes de l’Au-Delà (je penche pour cette hypothèse, à moins que, par excès de zèle, ledit porteur n’ait décidé de l’emporter avec lui en vacances…)
Pendant cette période, je lui adressa une fois la parole, au cdi, pour lui donner le sens de “vénale” pour son TPE sur “les prostitués”. Heureux jeu de coïncidences, je vous l’accorde !
Quand enfin, mon esprit s’éveilla et que j’eu l’idée qui allait faire de moi.. euh, je m’emporte. J’ai donc eu l’idée de lui “envoyer” un message en le postant dans son casier. En effet, après étude approfondie, j’ai vu que les feuilles déposées à cet endroit par les professeurs disparaissaient rapidement et donc que quelqu’un venait les chercher.
Le premier mot, très sommaire (“Qui es-tu Justine ?”) adressé à la “douce Justine, 1ES1” fut récupéré, elle y répondit, et par la suite (4 messages de sa part au total) nous apprîmes son nom de famille (Flageul). Elle habite dans la même ville que moi, je n’eut donc aucun souci pour récupérer son numéro (où je n’ai jamais appelé, que lui aurais-je dit ?). Cependant, elle faisait preuve d’humour sur elle-même dans son dernier message (“flageul, comme flageolet”) ce qui ne correspondait guère à l’archétype de la Pouf.
Une opération commando fut mise au point, et nous vînmes une demie-heure plus tôt au lycée, pour guetter les casiers. Aucune déception : un pouf vint, prit le message, lui apporta, elle le lut à haute voix. On en attendait pas moins, c’est donc satisfait que je fis des maths l’heure d’après.
Mais depuis deux semaines, elle semble avoir disparut du lycée. Je ne vois plus que sa copine rousse (ainsi que la brune qui ressemble étrangement à une certaine personne et sa copine blonde que Julie trouve “top mimi” (pas moi, trop de lèvres à mon goût) qui d’ailleurs m’a proposé la fin de sa banane juste après le déjeuner, j’étais assis par terre, fortuitement à côté d’elles (la brune était là, d’ailleurs, elle a joué à Miss Tee-Shirt mouillé), mais j’ai refusé (on ne sait jamais, peut-être que ! t’imagines !)
Bon enfin bref, pas de nouvelles depuis deux semaines, je m’inquiète, peut-être a-t’elle trouvé un pouf qui lui convenait…
Je suis triste, il ne me reste plus qu’à…
Eh ho, Zam, tu te ressaisis !

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