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Unknow Falling Object

Je suis quelquepart dans les environs de minuit et demi, à mi-chemin entre samedi et dimanche. Etrange sensation d’écrire à cette heure au crayon de papier d’une écriture de patte de mouche, sachant que j’aurais tout ça à retaper, rien que pour que vous en profitiez. Je suis dévoué tout de même. Mais je pense à moi surtout, si je n’avais commencé à écrire, je n’aurais pas dormis.
Il est plus que probable que ma soeur va faire irruption dans ma chambre, ma lumière la génant. Mais ce n’est pas cette échéance qui va m’arrêter dans mon élan.
Ce week-end, encore inachevé (mais qui l’est au moment ou de tape), fut… exceptionnel. Pas génial, non, pas mauvais non plus, juste singulier.

Cette fête vendredi soir, cette réunion de toutes les personnesque j’ai côtoyé durant cette année, m’a fait du bien. Elle m’a soulagé de cette culpabilité de ne pas ressentir de regret à quitter cette classe, non en anihilant la culpabilité elle-même, mais en créant un certain regret. Peut-être dans une semaine auront-ils cessé de me manquer. En attendant, ils me manquent et je me sens normal.

Ce samedi après-midi aussi, exceptionnel, en compagnie de marine et Julie. Mon voisin Totoro fut un excellent choix, doux comme un Totoro. Probablement que je n’aurais plus envie de retourner au cinéma avec Marine, elle y parle trop. J’écris ceci tout en sachant qu’elle va se sentir obligée de me dire qu’elle est désolée, ou un truc dans ce goût-là ; ce qui va m’irriter d’ailleurs. Désolée de quoi ? On y cherche toujours une deuxième chance lorsque l’on se “désole” comme ça. Je préfère ne pas donner de deuxième chance, jamais, ou seulement à ceux que j’aime, que j’apprécie, parce qu’alors c’est une erreur de leur part. J’ai tendance à considérer que chez les autres, la faute est intrinsèque. C’est par vengeance que j’agis ainsi. Jamais je n’ai de deuxième chance, pas même de ceux qui m’aiment, de ceux qui m’apprécient.

Elle sera peut-être la seule à me donner des deuxièmes chances, celle que le hasard fera tomber entre mes mains.
Car oui, il s’agit bien du hasard, peut-être du destin aussi. je ne cherche pas, j’attend, simplement.
D’une part parce que, la plupart du temps, je suis heureux seul, solitaire,esseulé. Je me contente de ce peu qui m’entoure.
Mais si j’attends, si je ne cherche pas, c’est simplement que je ne sais pas chercher. Parce que je ne sais pas séduire, ou si peu. Séduire, “draguer” est plus approprié, n’est qu’une affaire de mots bien choisis à un moment bien choisi. Ce pourrait être des mots, vraiment, mais souvent, entendre ces moment, l’impression qu’ils me donnent, c’est un malaise, une sensation de ridicule. Parce que ces “mots pour séduire” sont d’un banal tel qu’il m’étonne toujours qu’ils ne tombent pas à l’eau. Ces mots, ne sont que des signes lancés du séducteur vers la “séductée”, suffisament explicites pour être compris, et qui n’ont d’autres buts que de faire comprendre que l’on est attiré. Car j’ose espérer que les filles ne sont pas dupes. Probablement que je suis trop implicite dans ces échanges, que j’attend trop que la fille en face comprenne, alors qu’elle est habituée aux échanges habituels, où tout lui est mâché, où il n’y a rien à comprendre, juste à agir.
Séduire, finalement, ressort plus de la Technique que de l’Art. Je me refuse à être un Technicien, la place d’Artiste est beaucoup plus agréable, mais elle ne m’est pas non plus offerte. Je navigue donc entre les deux, à une place indéfinie, attendant de croiser au bon moment la route d’une autre, qui elle oscillerait entre les deux, à un endroit où les mots ne sont pas nécessaires. A qui je puisse glisser, alors qu’elle est confortablement assise à ma droite, à qui je puisse glisser doucement à l’oreille “c’est toi”.
J’aurais pu le faire. Mais surement qu’elle n’aurait pas compris, se retournant, me mettant involontairement mal à l’aise en m’obligeant à m’expliquer. Non, ne rien faire est plus facile. Et hormis pour certaines (choses ?) je préfère céder à la facilité plutôt que de m’affronter en face.

Peut-être suis-je de façon désespérée romantique, au sens péjoratif du terme (et j’espère ne jamais voir les commentaires que j’entrevois d’ici) mais je crois que je demeurerais dans cet état jusqu’à ce que le Hasard en décide autrement.
Peut-être suis-je trop exigeant. A vouloir une copine qui soit agréable à la vue, qui puisse vous regarder sans mot dire, qui vous comprenne d’une regard et que vous compreniez de même.
parfois, je me dis que cet être parfait n’existe pas, ou du moins n’est pas pour moi, et je me dis que, tant pis, je resterais au stade infantile, restant de façon définitive sur mes amours passagères et mes illusions temporairement éternelles.

Je préfère me taire. Parce que c’est ainsi que je conçois l’Amour.
En silence…

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