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Souvenirs

Quand j’étais petit, quand j’étais en CM2 (parce que oui, moi aussi j’ai été en CM2) je me disais que j’allais passer au collège, je n’avais pas encore trop d’idée précise à propos de ce qu’étais le lycée, tout ce que je savais, c’est que cela menait au bac, après une classe qui devait être bizarre puisque toutes les autres avaient un numéro (troisième, seconde, première) et que celle-la avait un nom “Terminale”. Même que je me disais que la Terminale, c’était avant la première puisque la Première, dans mon esprit, devait être la première classe en partant du bac. Enfin c’était loin pour moi tout ça.

Quand j’étais petit, quand j’étais au CM2, je me disais que ce serait cool quand je serais arrivé au bac, comme ça je n’aurait plus besoin d’aller à l’école, que j’aurais une femme et des enfants et que j’irais au travail comme les grands.

Après le bac, j’ai vite compris que ça ne serait pas le cas. Aucune des idées que je m’étais faites de l’après bac quand j’étais petit ne s’est réalisée. J’ai toujours besoin d’aller à l’école, je n’ai pas de femme, encore moins d’enfants (de toute façon les enfants…) et je ne gagne toujours pas d’argent.

Quand j’étais petit, quand j’étais en CE2, je ne mettais jamais de jean, parce que je trouvais que ça faisait pas chic et que j’aimias bien avoir l’air d’un petit garçon modèle à l’époque. Je m’étais dis que jamais je n’en mettrais de ma vie, qu’en plus c’est tout rêche un jean, que c’est pas agréable à porter et tout plein d’autres défauts.

Puis un jour, je me suis mis en jean parce que surement que je n’avais que cela à me mettre.

Et depuis ce jour là, je me dis que moins on s’y attend, plus les choses arrivent.

Ce qui a créé chez moi une sorte de superstition qui fait que je m’efforce de penser que le contraire de ce que je voudrais qu’il arrive va m’arriver, afin que le contraire du contraire de ce que je veux qu’il m’arrive m’arrive.

C’est ridicule.
Je sais.

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