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Incapable

Il est plus que probable que je suis un incapable. Du moins au sens commun.

Je ne fais que des bêtises peut-être parce qu’il m’est donné de “sentir” les choses et que j’ai été formé à leur plaquer un fonctionnement rationnel. Et que donc je parais être en décalage.

Ce n’est pas une excuse.

Je suis dépourvu du sentiment de surprise. J’aurais même un penchant pour l’honnêteté face à la bêtise. Les deux combinés sont un solide remède contre la sociabilité.

Dépourvu également de volonté et d’un quelconque esprit d’initiative, du moins en ce qui concerne la vie quotidienne et les relations avec les autres. Je me contente d’y appliquer les recettes que je me suis plu, dans des moments de folie, à inventer. Les réutilisant sans génie, sans même soupçonner qu’ici ou là j’ai oublié un ingrédient essentiel.

Probablement parce que j’attend des gens qu’ils aient également un comportement rationel et que lorsqu’ils succombent à l’un de leur sentiment, je dois paraître froid et distant.

Des sentiments, je n’en connais que trois : la joie, la colère et la tristesse. Probablement un soupçon de culpabilité, mais qui serait plutôt un mélange de colère contre moi-même et de tristesse d’avoir raté, une fois n’est pas coutume, le coche.

Persuadé que je suis de vivre dans un monde régit par des lois immuables, j’en oublie les gens, je me ferme. Je m’ouvre à certain,réduisant les autres à l’état de poussière.
On me dit méprisant. Je dirais indifférent. Les autres ne m’interressent pas. Pas qu’ils soient inférieurs, juste qu’ils n’influent pas sur mon existence ou du moins pas suffisament pour ne pas être négligés. Des facteurs négligeables.

Alors on me dira égoïste, concentrant toute mon attention sur ma personne et son monde envirronant. Probablement que je le suis.
Mais dans un souci d’exactitude mathématique il convient de parfois ne pas oublier ceux qui m’entourent, de les modéliser comme un ensemble auquel je veux du bien. En tant qu’ensemble. Pas envers les individus.

Je m’ouvre à certains disais-je, je leur donne le beau rôle, celui de l’être aimé, de l’ami fidèle ou du parent aimant.
Et si c’était la seule note d’humanité qu’il me restait. Et si je n’était après tout qu’une vague Intelligence Artificielle.

Je ne crois pas que les robots soient pourvus de la joie.
Presqu’humain alors ?

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Quote

J’ai comme l’impression de passer pour quelqu’un de droite. La prochaine fois, je vous parle de mon côté gauchisant.
Initialement posté ici
Je vous encourage à lire la suite qui est interressante.

On peut très bien ne pas vouloir recevoir ce monsieur (qui d’ailleurs emmerde le monde en bloquant deux stations de Métro (Ligne 1 : Champs-Elysée-Clémenceaux et Concorde, mais les correspondances restent assurées (y a des correspondance à CEC ?))) parce qu’il bafoue les droits de l’homme, qu’il emprisonne des journalistes, exécute à la pelle des prisonniers politiques ou tortures les femmes tibêtaines en leur faisant porter des chaussures trop petites parce qu’avoir des petits pieds, c’est trop la classe.

Certes.

Mais, il faudrait veiller à songer que ce pays fait parti du conseil de Sécurité de l’ONU, va peut-être entrer dans le G8, possède l’arme nucléaire et le sixième de la population mondiale.

Certes.

La Chine a une histoire. Et cette histoire a fait qu’elle a à sa tête un régime communiste autoritaire. Je n’ai idéologiquement rien contre le communisme, c’est même objectivement le meilleur régime possible. Mais il se trouve que dans les faits, le communisme s’avère être assez décevant et que la seule façon de maintenir un tel régime, c’est la force (cf Chine, Russie Communiste, Corée du Nord etc…). Le seul moyen de ne pas remettre en cause ce régime, c’est de boucler les opposants pour qu’ils n’aillent pas trop remuer là où ça fait mal.

Certes.

La Chine pourrait décider de changer, d’arrêter d’écraser des étudiants avec des chars, de passer à un régime démocratique. Mais non. Car la Chine tient à sa différence. Nous, on connais bien ça “l’exception culturelle”. S’ouvrir à un régime démocratique, c’est, à l’instar de Taiwan, Singapour, la Thaïlande etc… devenir l’esclave d’un pays sur lequel on hésite d’ailleurs pas à cracher et qui sont les Etats-Unis. Alors tant qu’à choisir, “Le président de la République Populaire de Chine” (comme se plaît à le nommer la fille qui a enregistré le disque sur les stations fermées dans le métro) préfère garder ces opposants loin de la parole et les Américains de l’autre côté du Pacifique.

Concernant le Tibet, je considère cela comme un problème à part. De la même façon que la Tchétchénie : c’est un problème similaire. J’ignore quelles sont les motivations de la Chine a conserver le Tibet, mais elle a les même méthodes pour contrer les nationalisme que sa voisine la Russie : L’armée. Ce n’est pas la meilleure solution. C’est celle qu’ils ont choisi.

Le dernier point, et là je vais reprendre les idées de Forest, c’est que recevoir le président de la Chine (c’est lui qui vient) c’est bon pour la France.
Parce que vendre un milliard de téléphones portables en Chine, ça nous rapporte à nous.
Vendre des Airbus, ça nous rapporte à nous.

D’aucun, fervents supporter de José Bové, prônent le nationalisme. Quoi qu’on en dise, c’est vers la globalisation que l’on va. Alors puisque telles sont les règles et qu’il est somme toute très difficile de les changer, il faut jouer avec. Et si ce n’est pas la France qui vend ses Airbus, ce sont les Etats-Unis, plus ou moins directement, qui leur refourgueront leurs Boeing. Et les Etats-Unis auront, une fois de plus gagnés.

Peut-être que les Chinois seront les nazis de demain. Peut-être que le taux de presque 10% de croissance économique en Chine (0.42% pour la France) fera que la Chine sera les Etats-Unis du XXI° siècle.

Nul ne le sait.
That’s the game.
We try to play well.

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Note pour plus tard

Dans le processus de séduction, il y a, me semble-t-il une différence subtile entre “rien est acquis” et “tu ne peux rien acquérir”.

Si la première proposition ne s’est jamais posée à mon regard, ou du moins à mon expérience, c’est probablement que j’attaches trop d’importance à la seconde.

Il faut apprendre à voler.
Sans ailes.

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