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De l’inutilité

Vous aurez remarqué, je l’espère, que j’en suis à mon quatrième post de la journée… eh bien, pour tout vous dire, il y en a aucun qui me plaît. D’ailleurs, je vais vite fait dégager ce fond qui hier me paraissait sobre pour le remplacer par un fond blanc tout ce qu’il y a de plus banal et sobre. Non parce que là j’ai l’impression que ça ne ressemble à rien.

Vraiment, je vous assure, c’est moche, je dirais même à vomir. En plus je suis frustré de ne pas maîtriser cette saloprie de script pour en faire ce que je veux. Je vous en veux à vous aussi.

Ca me donnerait presque envie de retourner dans mes maths.

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The Association (2)

Mon téléphone sonne. Je l’attrappe, je décroche immédiatement.
A l’autre bout du fil la voix synthétique de la messagerie.
“Information à l’intention de n°1. Tapez * si vous souhaiter rediriger ce message. Tapez # puis votre code confidentiel si vous êtes le destinataire de ce message.”
Je tape mon code et la voix poursuit :
“Nous avons en notre possession quelques objets qui pourraient vous interresser”
Je raccroche.

Les Objets. Oui les objets. Ma quête éternelle. Des Objets.
La légende dit qu’ils sont au nombre de quarante-cinq. A chacun est associé une couleur de l’arc en ciel. Répartis dans un ordre que la légende définit ainsi : 1 objet rouge, 2 oranges, 3 jaunes, 4 verts, 5 bleus, 6 violets et 7 indigos.

Jusqu’à peu, je traitait cette légende avec mépris, ne croyant que très peu aux pouvoirs surnaturels que la légende confère à ces artefacts. Mais ils n’en possédaient pas néanmoins une valeur d’objet d’art…
J’en possédait 13 et jusqu’alors j’avais cru que les autres avaient disparu. Mais d’apprendre que certains sont disponibles encore me retourne. Je doute que ce contact possède tous les autres, il aurait plutôt tenté de me voler les miens. Mais peut-être pourrais-je compléter l’une des couleurs… Peut-être pourrais en échanger quelques uns… Pour tous les récupérer ensuite…

Ce serait également une occasion de vérifier la Légende de l’Arc en Ciel, qui dit que si tous les objets d’une même couleur sont assemblés, une aura de pouvoir s’abat sur l’assembleur.


Trois jours se sont écoulés depuis le message à propos des objets. J’en ai reçu un autre ce matin. J’ai un rendez-vous. A Genève. Maintenant. L’homme aura une rose à la main. J’ai décidé d’être présent même si c’est un risque inutile. Mais l’homme en face avait l’air particulèrement professionnel. Ne perdant pas de temps dans ses communications. Un homme de la race à laquelle on peut faire confiance. Dans une certaine mesure. J’ai posté 4 sniper autour de la terrasse du café où je suis attablé.
J’observe autour de moi. Sur une table à quelque pas de moi, une rose est posée. J’attrappe mon Orangina et me déplace.
Quelques minutes se passe puis je sens une ombre derrière mon dos.
Une femme me contourne et s’asseoit face à moi.
“Salut mon chou”.
Clothilde.

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Variations

Clothilde s’asseoit à côté de moi. Elle sourit, insouciante, tellement insouciante qu’elle ne voit pas le moins du monde que je suis en train de faire la gueule et que je suis sacrément de mauvaise humeur. Elle pose sa tête sur mon épaule, je me lève. “Tu t’en vas quand j’arrive ?” “Meuh non Clo, qu’est-ce que tu vas t’imaginer”. Je sors. Rideau.

Clothilde s’asseoit à côté de moi. Elle a l’air préoccupée, perdue dans ses pensée, voire même limite déprimée. Je n’ai absoument pas envie de l’entendre se plaindre et je sens qu’elle va le faire bientôt. Elle me regarde dans les yeux, je me lève. “Tu t’en vas quand j’arrive ?” “Meuh non Clo, qu’est-ce que tu vas t’imaginer”. Je sors. Rideau.

Clothilde pose ses mains sur mes yeux. Derrière moi j’entend son petit rire interrogateur. Je ne suis pas vraiment d’humeur à jouer mais je réponds “Clothilde” essayant vainement d’y insérer à la fois une pseudo-joie et un soupçon de reproche. Je me lève. “Tu t’en vas quand j’arrive ?” “Meuh non Clo, qu’est-ce que tu vas t’imaginer”. Je sors. Rideau.

Clothilde est à la porte. Elle m’appelle, elle a besoin que je vienne l’aider. Je n’en ai pas envie. Mais je l’interroge quand même. “C’est pour la clef” “Mais ça fait deux cents quatre vingt fois que je t’ai expliqué” “Oui mais j’aime bien quand c’est toi qui le fais”. Je me lève “Alors tu veux bien ?” “Evidemment Clo, qu’est-ce que tu vas imaginer”. Je la suis. Rideau.

Clothilde s’asseoit à côté de moi. Elle a l’ai préoccupée, perdue dans ses pensées voire même limite déprimée. Je n’aime pas du tout la voir dans cet état et je sais qu’elle est venue là pour que je la console. Mais je sais aussi que je ne sais pas consoler. Et il faut que je sorte. Et ça elle le sait aussi. Je pose sa tête sur mon épaule. “Tu veux bien rester” “Evidemment Clo, qu’est-ce que tu vas imaginer”. Je reste. Rideau.

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Bavardage

Comme dirait Cramoisi, le blogger est en général rien d’autre qu’un geek qui attend de recevoir des mails toute sa journée, planté à attendre que quelqu’un vienne lui parler sur MSN ou sur l’hypothétique canal IRC où il passe son temps et qui poste des textes sur sa petite vie, qu’il trouve lui-même sans intérêt, rien que parce que c’est une activité qui fait passer le temps. Je le soupçonne aussi de réactualiser sa page de commentaires toutes les 10 minutes alors qu’il sait pertinament qu’il n’a pas une telle popularité que des gens viennent le lire toutes les 10 minutes et surtout, lui laisse un commentaire.

Mais je crois que finalement, si je n’avais pas de commentaire et si je ne discutais pas autant de trucs importants (ou moins importants ou tout simplement sur des trucs plus ou moins conceptuels) j’écrirais probablement plus. MSN est un genre de marché noir de l’information, on la diffuse éphémèrement, elle marque une personne (ou pas dans la plupart des cas) mais il ne reste ensuite aucune trace. Quelqu’un a la même idée quelques semaines plus tard alors on se sent frustré de ne l’avoir développée que sur MSN, de ne pas l’avoir couchée pour montrer au monde que nous aussi on a eu cette idée, et bien avant, mais comment alors avouer que l’on a eu la flemme de l’écrire, que l’on s’est contenté de l’évoquer et de retirer de cette simple évocation un sentiment de satisfaction tel que l’on n’a pas à se donner la peine de prolonger la discussion sur une surface écrite.

On bavarde trop je trouve, on ne parle pas assez, et surtout, quand bien même on parlerait on écrit plus rien, il ne reste aucune trace…

Je pourrais tout simplement désinstaller tous mes programmes de discussion instantanée, désactiver les commentaires… Mais je tiens trop à cette facilité de pouvoir juste discuter.

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