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Variations

Clothilde s’asseoit à côté de moi. Elle sourit, insouciante, tellement insouciante qu’elle ne voit pas le moins du monde que je suis en train de faire la gueule et que je suis sacrément de mauvaise humeur. Elle pose sa tête sur mon épaule, je me lève. “Tu t’en vas quand j’arrive ?” “Meuh non Clo, qu’est-ce que tu vas t’imaginer”. Je sors. Rideau.

Clothilde s’asseoit à côté de moi. Elle a l’air préoccupée, perdue dans ses pensée, voire même limite déprimée. Je n’ai absoument pas envie de l’entendre se plaindre et je sens qu’elle va le faire bientôt. Elle me regarde dans les yeux, je me lève. “Tu t’en vas quand j’arrive ?” “Meuh non Clo, qu’est-ce que tu vas t’imaginer”. Je sors. Rideau.

Clothilde pose ses mains sur mes yeux. Derrière moi j’entend son petit rire interrogateur. Je ne suis pas vraiment d’humeur à jouer mais je réponds “Clothilde” essayant vainement d’y insérer à la fois une pseudo-joie et un soupçon de reproche. Je me lève. “Tu t’en vas quand j’arrive ?” “Meuh non Clo, qu’est-ce que tu vas t’imaginer”. Je sors. Rideau.

Clothilde est à la porte. Elle m’appelle, elle a besoin que je vienne l’aider. Je n’en ai pas envie. Mais je l’interroge quand même. “C’est pour la clef” “Mais ça fait deux cents quatre vingt fois que je t’ai expliqué” “Oui mais j’aime bien quand c’est toi qui le fais”. Je me lève “Alors tu veux bien ?” “Evidemment Clo, qu’est-ce que tu vas imaginer”. Je la suis. Rideau.

Clothilde s’asseoit à côté de moi. Elle a l’ai préoccupée, perdue dans ses pensées voire même limite déprimée. Je n’aime pas du tout la voir dans cet état et je sais qu’elle est venue là pour que je la console. Mais je sais aussi que je ne sais pas consoler. Et il faut que je sorte. Et ça elle le sait aussi. Je pose sa tête sur mon épaule. “Tu veux bien rester” “Evidemment Clo, qu’est-ce que tu vas imaginer”. Je reste. Rideau.

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