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Des difficultés de manipuler le temps

Si demain, mettons, le temps s’arrête. Aussi absurde que cela puisse être, admettons que cela se produise.

Concrètement, qu’est-ce que ça va changer ? Rien. Les piles continueront de fonctionner puisque le procédé est chiimique, produisant de l’électricité pour faire bouger les aiguilles des horloges. Les trains seront à l’heure, les réveils sonneront. Les hommes se lèveront et reprendront leurs activités habituelles. Certains même seront en retard.

Et pendant ce temps-là, le temps ce sera arrêté. Donc concrètement, le temps peut bien s’arêter, ça ne changera pas grand chose. Même, le temps est peut-être déjà arrêté.

Mettons maintenant, qu’une personne puisse stopper tout mouvement de l’univers pour une durée indéterminée, mais que lui n’en soit pas affecté. Il pourrait dès lors circuler. Pas bien loin, il faudrait qu’il puisse utiliser des objets imobilisés pour aller plus loin. Et l’air, immobilisé autour de lui, serait comme une espèce de pâte visqueuse et gluante, quasi-irrespirable puisque les molécules immobiles ne se laisseraient pas aspirées par les poumons de l’homme. Quant à nous, ça ne nous affecterais pas, nous n’en aurions pas conscience, il y aurait un instant puis ….. puis le suivant.
Le temps toujours égal à lui-même.

Pas de conclusion hâtive.

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One thought on “Des difficultés de manipuler le temps

  1. Jef says:

    Je conteste votre thèse. Si le temps s’arrête, tout s’arrête car tout évolue en fonction du temps. Par exemple, un train se déplaçant sur les rails selon un dx/dt de 30m/s, si dt devient nul, le train n’avance plus. Si le temps s’arrête, tout les processsus physico-chimiques qui président à notre pensée s’arrêtent aussi (ainsi que tout le reste), donc on peut même pas s’en rendre compte, que le temps s’arrête. En fait, il se peut que, sans qu’on s’en rende compte, le temps s’arrête à chaque seconde pendant trois ou quatre heures, pour que le super-ordinateur qui calcule les mouvements de toutes les particules de l’univers puisse calculer leurs positions et caractériques à l’instant suivant (enfin, à la seconde suivante. Vous voyez ce que je veux dire?). Mais c’est une hypothèse difficilement vérifiable. Dans tous les cas, le temps, à moins qu’à approche des vitesses proche de celle de la lumière, semble toujours s’écouler à la vitesse hallucinante d’une seconde par seconde.

    Sur la personne qui arrête le temps. Il faut supposer qu’elle arrête les mouvement de toutes les particules de l’univers, à l’exception des siennes et des son équipement. l’air serait alors irrespirable puisque les molécules d’air autour de lui ne bougent plus(enfin, il peut prendre un scaphandre), et il ne pourrait pas bouger comme il ne peut se superposer à ces molécules selon le principe d’exclusion de Pauli. Il ne pourra pas le bouger non plus l’air dont la viscosité, qui se mesure en s.Pa, est non nulle. S’il n’y a plus de secondes, il faudrait mettre une pression infinie pour pousser les molécules. Il peut, à la limite, se promener dans une piscine d’hélium super-fluide (tiens, une expérience à tenter…) Mais les lois de la physique s’arrêtent-t-elle pour autant? peut-être, alors il n’a effectivement plus à faire au principe d’exclusion de Pauli. Il se meut alors librement. sauf qu’il faut penser que les gravitons ne circulent plus, donc il n’a plus les pieds collés aux sol par la gravité. Aussi, emporté par son inertie, alors que la planète cesse de tourner sur elle-même, autour du soleil, le soleil autour de la galaxie, et la galaxie allant vers là-bas, il s’envolera soudainement selon un vecteur vitesse qui est la somme de ces quatre là. Voilà quelques-unes des difficultés techniques qui attendent votre homme.

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