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Hauteurs

“Je confirme”

L’éclairage passe au jaune. Surpris je me lève. Puis je pense “une promotion ?”
Mon écran holographique s’éteint. La salle bouge sous mes pieds. On me déplace.

Un rectangle de lumière banche se découpe puis la porte s’ouvre. Une voix me demande d’avancer d’une voix douce. Je m’éxécute. Ce n’est pas la salle blanche par laquelle j’arrive habituellement de l’autre côté, non, c’est un long couloir, tout aussi immaculé. Je marche droit, sans regarder au sol. Je sais qu’on ne distingue pas l’angle entre le sol et le mur. Ca me file des nausées chaque fois, je me déséquilibre, je tombe, ou presque, chaque fois que j’ai le malheur de baisser les yeux.

Le couloir n’en finit pas. Je compte mes pas. cent vingt huit, cent vingt neuf cent tr.. je heurte le mur. La voix toujours aussi douce me guide, je dois aller à droite. Encore un tournant. Puis un encadrement noir et au bout une minuscule pièce circulaire. Un Tube privé. Je me colle contre une paroi, le tube se ferme et se met en rotation de plus en plus rapide. Moi écrasé contre la paroi, le Tube démarre à une vitesse fulgurante.

Rien.

Décélération. Mes pieds touchent à nouveau le sol. Le Tube s’ouvre. Un couloir encore. Une porte. Une grande pièce circulaire aux murs percés d’une multitude de portes, toutes menant à des Tubes je suppose. Des gens circulent. La voix me dirige. Je me rend compte que la douce voix est dans ma tête.

Je sors de la salle circulaire. A l’extérieur le soleil tombe d’une gigantesque verrière deux cents mètres plus haut. Je ne suis pas à l’extérieur, non, je suis dans une gigantesque salle que je reconnais alors.

Le Grand Hall de la Cité des Doges.

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