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Je suis…

Il se trouve qu’aujourd’hui, j’ai eu envie d’installer un système d’exploitation exotique sur mon petit ordinateur.

Il se trouve aussi que (Je vois que “Toxic” est 07° au top 50) le clavier était en configuration américaine et qu’ainsi donc j’ai effacé l’entièreté de mon disque dur en appuyant sur “q” qui signifiait “formate All” alors que j’escomptais effectuer l’opération “Quit”.

Donc je me suis retrouvé au redémarrage avec un bel écran noir et un petit “C:\” imprimé en blanc sur fond noir m’indiquant aimablement que je pouvais bien aller me faire voir si je voulais dorénavant jouer à Command&Conquer, ou à Exile, ou encore s’il me prenait l’envie de regarder quelques photos de Clothilde voire même de créer une petite animation avec Macromedia Flash MX 4 ou encore de faire de jolies choses avec 3D studio Max. J’ai en outre perdu toute ma collection d’épisode d’Alias…

Tout ça pour dire que finalement bah ça m’est bien égal. J’aurais pu être mal, me dire que “ah lalalala j’ai tout perdu je suis triiiiiiiiiste”. Mais non, je m’en fous. En soi c’est un non-évènement, mais je tenais à le signaler au cas où ça aurait une quelconque signification. Ca n’en a probablement aucune, il faudrait que je sois légèrement atteint pour être attaché à une configuration d’aimants…

Il y a quelques semaines, dans un test il y avait la question “Est-ce qu tu préfère tuer ton animal domestique on perdre l’ensemble des données de ton disque et de ton blog et sur tous les ordinateurs du monde”. Aujourd’hui je répond : bah je garde mon chat, mais je vous préviens, vous n’aurez plus grand-chose à effacer.

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Entrelacs

Costume noir, léger, il fait chaud à l’extérieur, une véritable canicule s’est abattue sur la Cité. Il me faut aller travailler mais l’envie me manque cruellement. Trop de banalité finit par tuer la banalité, je ne suis même plus las. Juste là. J’attend, envie de rien. Peut-être de croiser un regard.

Je suis sortis finalement, j’ai pris le Tube pour monter dans les Etages. Il y a une fille en face de moi. Jolie. Brune. Somnolente, un livre à la main. Un livre de science-fiction. Que j’ai lu. J’hésite à lui parler. Le Tube s’arrête dans le chuintement de l’air comprimé. Elle sort. Je reste. Je monte plus haut. Je ne la reverrais jamais. Ca n’a pas d’importance. Puisque je ne la reverrais jamais.

Mon Etage. Je ne sors pas. J’ai décidé de monter jusqu’aux Cimes. Ca fait longtemps que je n’ai pas eu de vue d’ensemble de la Cité. Chuintement d’air comprimé encore. La végétation verte essaie de s’introduire par la porte du compartiment du Tube. Mais quelquechose l’en empêche. Je sors et je commence à déambuler ou plutôt à errer sur les chemins couverts de tout petits gravillons. On dirait du sable par endroit. C’est doux sous les chaussures, le sol s’enfonce un peu, juste ce qu’il faut pour donner l’impression de moelleux. Je marcherais bien là pendant des heures. Au-dessus, la coupole de la végétation laisse passer quelques rayons de soleil. On devine la coupole de verre bien au-dessus encore. Des brumisateurs répandent dans l’atmosphère déjà humide, de minuscules goutelettes d’eau rafraichissantes. C’est l’endroit idéal pour échapper à la canicule.

Au détour d’un sentier, je vois que la végétation s’arrête brusquement, laissant place à un sol recouvert de rochers. Le panorama. Imitation de l’un de ceux des Premiers Ages quand il fallait se rendre sur une colline ou une falaise pour voir au loin.
La table d’orientation a souffert des doigts des milliers d’enfants passés par ici. Je la fixe pour ne pas voir au-delà de la baie vitrée l’entrelac des Tubes et des Tours. J’ai toujours trouvé cette vue magnifique. J’en avais pris une photo même que j’avais fait agrandir et accrocher dans mon appartement. Les gens étaient choqués, assimilaient cet entrelac à la décadence de l’Empire. Je ne pensais rien de tel. Je n’en pensais rien d’ailleurs, je me contentais de trouver cela beau, tout simplement.
Les yeux dans le vague, je suis inconsciemment du regard la fine poutrelle d’acier qui encadre la baie vitrée. Je remonte plus haut, levant la tête vers la toile d’araignée qui maintient la coupole. C’est probablement l’entrelac qui me plaît. J’en ai une photo également. Ces morceaux de fer savament enchevêtrés surplombant la jungle végétale, cahotiquement organisée.

Il est temps de redescendre. Je reste encore quelques minutes à contempler les Tubes passer et repasser plus bas. Puis je décide qu’il est l’heure.

Chuintement d’air comprimé encore. Le bruit familier qui vous fait sentir que vous arrivez dans un endroit que vous possédez. Quelques pas dans la salle blanche, puis détectant mon badge, une porte s’ouvre en face, délimitée par un fin ruban de lumière bleu marine.

Au boulot.

Porte

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Du rangement

Le problème essentiel du rangement,
c’est qu’ensuite on ne retrouve jamais rien.

Ca fait 20 minutes que je cherche vainement le CD qui me permettra de faire une petite partie tranquille de CivIII alors que j’ai du mettre moins de 30 secondes à le ranger…

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untitled n+2

Don’t take life too seriously, after all, you’ll never get out of it alive.

Ca ne sert après tout à rien de prendre la vie trop au sérieux puisque de toute façon on n’en sort jamais vivant

(Parce que c’est mal de voler sans dire à qui on l’a pris vous trouverez la même )

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Celle qui m’apprenait les maths

“Sur la feuille ‘dimension finie” chercher le 2, le 3 et aussi le 4, c’est un classique” nous dit-elle souriante puis, replongeant dans sa pochette violette à la recherche des ses feuilles elle soupire. Elle se tient droite, ses cheveux noirs mi longs ramenés derrière les oreille tombent sur les épaules de son chemisier blanc que l’on devine léger. Elle attrappe un craie et commence à recopier l’énoncé. Elle hésite, regarde sa feuille encore, puis continue, concentrée sur ce qu’elle écrit. Elle se retourne. Pour une fois elle n’a pas à insister que déjà un élève se propose pour corriger. Elle lui tend la craie et se décale, se place près de la porte, les bras croisés. Elle vérifie, corrige puis quand elle ferme la porte le courant d’air entraîne son parfum jusqu’à moi. Elle se gratte le nez, immobile, elle hoche la tête à chaque ligne de calcul. Elle se détourne et d’un pas lent se dirige vers le fond de la salle. L’élève a terminé, elle lui dicte la question suivante. Silence. Juste le bruit de la craie courant sur le tableau. Quelques lattes de parquet craquent. Puis elle reprend d’un débit rapide et, s’approchant de l’éève lui prend sa craie et finit la question. Nous en face, regard mort, n’attendant que la cantine. Le bras gauche replié dans le dos, elle reprend l’explication, visiblement lassée de répéter, rajoute ici ou là quelques étapes de calculs. L’élève repart. Personne pour l’exercice suivant, elle se mordille l’intérieur de la joue. Les têtes se baissent soudainement profondément captivées par les grafitis sur les tables. Puis elle sourit. Jaune. On sent dans son regard un soupçon d’énervement. Ses yeux survolent tout le monde, elle nous domine. Quelqu’un se décide enfin. Une remarque acide de sa part sur le même ton qu’une explication. D’ailleurs elle a déjà repris son sourire et poursuit “Si E1 et E2 sont supplémentaires alors c’est que leur intersection est nulle, vous pouvez…”

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