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Ces gens-là

Je sors (pour être plus précis, considérez que pour ce post, le présent est un temps du passé) de Agents Secrets, le film avec Monica Bellucci et Vincent Cassel. Non, je n’en parlerais pas, je sais pas parler des films alors je m’abstiens. Enfin si, un petit commentaire : ça, pour le coups, c’est bien un bon Alias à la française (pas à la française pour le côté cheap, mais uniquement parce que les acteurs sont français et que les agents secrets sont français)

Petit intermède folklorique donné par ce cher Docteur de chez Doctissimo à mon égard :

Votre poids apparaît insuffisant en regard de votre taille. Cette maigreur excessive peut être la conséquence de maladies, de troubles psychologiques, et elle peut aussi être elle-même à l’origine d’autres maladies entraînant ainsi un cercle vicieux. Il est utile que vous consultiez un médecin afin qu’il constate l’ampleur de l’insuffisance pondérale et en recherche la cause éventuelle. Il pourra également vous faire une proposition de traitement. L?IMC est une méthode fiable pour les adultes de 20 à 65 ans, mais ne peut pas être utilisée telle quelle pour les femmes enceintes ou qui allaitent, les athlètes d’endurance ou les personnes très musclées.

J’en conclu donc que c’est surement parce que je ne suis pas gros que je suis un peu cinglé, passon, et revenons en à nos moutons.

Je disais donc que dans ce film, comme dans tous les films d’espionnage (ce qui inclus les séries aussi, je ne suis pas sectaire (ah et on me souffle “les bouquins aussi” et là je me rend compte qe l’on me souffle alors que j’ai même pas encore exposé mon idée))) il y a une espèce de bonhomme en costume, qui a une voix calme, qui est froid, malin et a surement fait l’Ecole Normale dans toutes les matières possible. On appelera ce type le “type classe”. A noter que dans Agents Secrets, c’est André Dussolier.

Bon, maintenant qu’on a remarqué qu’il y avait un “type classe”, on va essayer de voir pourquoi il est classe. Tout compte fais, je saute cette partie qui me bassine d’avance pour enchaîner sur la suivante qui parle de moi et de ma réflexion à propos de ces “types classe” (remarquez que “classe” ne prend pas d’s au pluriel quand il est utilisé comme adjectif juxtaposé) c’est que c’est super vachement difficile d’écrire à la première personne un rôle de “type classe”. C’est à peu près ce que j’essaie de faire depuis octobre ici en jouant le rôle d’une fille puissante et censée être classe du nom de Kartaga Kelendaest.

Ouais, mais le problème c’est que j’ai finalement décidé de la transformer en nymphomane, parce qu’au bout du compte, la classe ne lui collait plus à la peau (et que jouer une nymphomane c’est plus marrant quand même). Pourquoi ? Bah parce que quand on vit à la première personne dans une personne chic, on se rend compte qu’elle fait le même genre de truc pas super chic que nous, du genre s’énerver ou aller au toilette.

Il m’est alors venu la question de savoir ce que faisait ces “types classe” de leur journée, quand nous, petits agents secrets, mioches, jeunes gens les cheveux dans le vent etc… ne sommes pas devant eux à les regarder tirer calmement une taffe de leur cigare import direct de Cuba et que d’un geste mesuré et d’une parole concise il nous envoie en mission avec toute notre confiance puisqu’on sait que derrière ce regard fatigué mais brillant, y a un encéphale qui a tout calculé au dixième de nanomètre près.

Là, vous vous attendez à une réponse de ma part, bah, je vais vous décevoir, j’en sais rien, si je le savais, ces types ne seraient pas des “types classe”.

Il me vient à l’esprit également que ce post n’interresse que moi.
M’en fous, vous saurez pas ce que je fais de mes journées.

Comment ça je passe mes journées à penser à Clo ? Mais c’est même pas vrai ! Bande de…

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Lecture

Bon alors on va commencer par le dernier livre que j’ai finis, qui s’intitule The Séparation (à l’école on m’a appris qu’il falait toujours mettre les titres des bouquins en italique (enfin à l’école c’est en souligné, mais là c’est pareil)) et qui a été écrit par ce génie qu’est Christopher Priest (de qui vous pouvez à peu près tout lire, c’est quasiment que du bon partout).

L’histoire n’est pas compliqué, c’est l’histoire de deux jumeaux pendant la seconde guerre mondiale (et après aussi quand même un peu), ce qui est assez bizarre pour un bouquin qui sort dans une collection “Science-Fiction”. (ouais j’avais pas prévenu, je lis 60% de science-fiction et ce bouquin fait partie de ces 60% (ouais, je suis comme ça moi,je vous mens, je vous spolie, vous pensiez lire des trucs sympatoches, non, je vous assome avec de la SF (ouais mais c’est de la bonne, je lis pas de la merde moi siouplait))). Mais là j’arrête tout de suite de casser l’éditeur parce que oui, c’est de la SF et en particulier ce qu’on appelle une uchronie (je mets en gras, c’est un mot vachement important) : ça veut dire que l’on va modifier un (ou plusieurs) élément (avec ou sans s selon qu’il y en a un ou plusieurs) du passé et imaginer les conséquences que ça a par la suite.

On pourra noter qu’il y a des bouquins où c’est plus flagrant que là (du moins dans l’histoire elle-même parce que du point de vue de l’Histoire, c’est quand même vachement important) : ainsi donc dans notre vraie vie, l’Allemagne nazie perd la guerre, écrasée par les victorieux américains, dans ce petit livre (400 pages quand même) eh bien les ricains ils ont pas à intervenir parce qu’un ptit gars du nom de Rudolf Hess (au nom du Reichsführer Hitler) vient voir Churchill (Prime Minister de la Grande Bretagne) et ils signent une Armistice. Enfin c’est pas aussi simple que ça, c’est toute l’histoire du bouquin et j’ai pas 1 an devant moi.

Ainsi donc dans ce décor ainsi planté, un homme, un type bien qui est historien à notre époque, décide de s’interresser à l’un des jumeaux (qui eux ont vécus la Deuxième Guerre Mondiale) sus-nommés. C’est ainsi que le texte est présenté : d’abord sous la forme du journal d’un des jumeau, puis de celui d’un autre, et d’une succession de documents historiques ou pseudo-historiques. D’habitude, j’aime pas spécialement lire de cette façon, mais là, les dates sont assez importantes dans l’histoire, donc il est aisé de revenir en arrière pour retrouver la mention d’un jour qui s’est ou qui va s’écouler. Et notre petit historien va découvrir peu à peu qu’il y a des trucs bizarres dans cette histoire, je n’en dis pas plus.

Un point fort à ce bouquin : la guerre est racontée comme si on y était. Ici pas de tristesse, pas de déportation juive, pas d’antisémitisme nazi etc… non. On vit l’Angleterre et les bombardements, mais tout est chic. Autour de nous les bâtiments sont en ruine, mais nous, nous sommes avec Churchill, en uniforme propre dans une limousine. Mais attention, indécent non plus. On essaie d’observer objectivement.

Mais c’est également le point faible : l’histoire aurait très bien pu être traité dans une nouvelle de 20 pages. Les 380 autres sont de la toile de fond. Magnifique, mais parfois un peu lourde à porter.

La première phrase : “La pluie tombait drue sur Buxton ce jeudi après-midi de mars, la ville voilée par la brume accumulée, grise et désespérante”

La dernière phrase : “Je revins à ma vie, me forçant à respirer calmement, sans énervement, et je vis Phyllidia assoupie, rêvant à un meilleur avenir.”

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