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Lecture

Bon alors on va commencer par le dernier livre que j’ai finis, qui s’intitule The Séparation (à l’école on m’a appris qu’il falait toujours mettre les titres des bouquins en italique (enfin à l’école c’est en souligné, mais là c’est pareil)) et qui a été écrit par ce génie qu’est Christopher Priest (de qui vous pouvez à peu près tout lire, c’est quasiment que du bon partout).

L’histoire n’est pas compliqué, c’est l’histoire de deux jumeaux pendant la seconde guerre mondiale (et après aussi quand même un peu), ce qui est assez bizarre pour un bouquin qui sort dans une collection “Science-Fiction”. (ouais j’avais pas prévenu, je lis 60% de science-fiction et ce bouquin fait partie de ces 60% (ouais, je suis comme ça moi,je vous mens, je vous spolie, vous pensiez lire des trucs sympatoches, non, je vous assome avec de la SF (ouais mais c’est de la bonne, je lis pas de la merde moi siouplait))). Mais là j’arrête tout de suite de casser l’éditeur parce que oui, c’est de la SF et en particulier ce qu’on appelle une uchronie (je mets en gras, c’est un mot vachement important) : ça veut dire que l’on va modifier un (ou plusieurs) élément (avec ou sans s selon qu’il y en a un ou plusieurs) du passé et imaginer les conséquences que ça a par la suite.

On pourra noter qu’il y a des bouquins où c’est plus flagrant que là (du moins dans l’histoire elle-même parce que du point de vue de l’Histoire, c’est quand même vachement important) : ainsi donc dans notre vraie vie, l’Allemagne nazie perd la guerre, écrasée par les victorieux américains, dans ce petit livre (400 pages quand même) eh bien les ricains ils ont pas à intervenir parce qu’un ptit gars du nom de Rudolf Hess (au nom du Reichsführer Hitler) vient voir Churchill (Prime Minister de la Grande Bretagne) et ils signent une Armistice. Enfin c’est pas aussi simple que ça, c’est toute l’histoire du bouquin et j’ai pas 1 an devant moi.

Ainsi donc dans ce décor ainsi planté, un homme, un type bien qui est historien à notre époque, décide de s’interresser à l’un des jumeaux (qui eux ont vécus la Deuxième Guerre Mondiale) sus-nommés. C’est ainsi que le texte est présenté : d’abord sous la forme du journal d’un des jumeau, puis de celui d’un autre, et d’une succession de documents historiques ou pseudo-historiques. D’habitude, j’aime pas spécialement lire de cette façon, mais là, les dates sont assez importantes dans l’histoire, donc il est aisé de revenir en arrière pour retrouver la mention d’un jour qui s’est ou qui va s’écouler. Et notre petit historien va découvrir peu à peu qu’il y a des trucs bizarres dans cette histoire, je n’en dis pas plus.

Un point fort à ce bouquin : la guerre est racontée comme si on y était. Ici pas de tristesse, pas de déportation juive, pas d’antisémitisme nazi etc… non. On vit l’Angleterre et les bombardements, mais tout est chic. Autour de nous les bâtiments sont en ruine, mais nous, nous sommes avec Churchill, en uniforme propre dans une limousine. Mais attention, indécent non plus. On essaie d’observer objectivement.

Mais c’est également le point faible : l’histoire aurait très bien pu être traité dans une nouvelle de 20 pages. Les 380 autres sont de la toile de fond. Magnifique, mais parfois un peu lourde à porter.

La première phrase : “La pluie tombait drue sur Buxton ce jeudi après-midi de mars, la ville voilée par la brume accumulée, grise et désespérante”

La dernière phrase : “Je revins à ma vie, me forçant à respirer calmement, sans énervement, et je vis Phyllidia assoupie, rêvant à un meilleur avenir.”

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