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Review II

Celui ci se nomme Illium comme promis.

C’est un livre sur le livre. On y trouve Homère et sa guerre de Troie (c’est d’ailleurs de là que viens le titre) observée in situ par un un professeur de grec originaire de l’Indiana du XXI siècle. On y trouve Nabokov et les personnages de son Ada : Ada herself et Daeman, cousin et amoureux transi, les deux dans leur rôle d’êtres innocents dans un futur lointain où l’on a perdu toute notion de culture et où Harman, celui qui s’interresse aux livres justement est considéré comme un fou. A leur sujet, c’est à HG Wells qu’on fait appel et à sa Machine à remonter le temps pour les comparer aux élois. On y trouve explicitement du Shakespeare, auteur favori de Manhmunt le moravec, entité biomécanique qui vit dans son sous-marin sur Europe, le satellite de Jupiter, tandis que son amis Orphu étudie Proust en travaillant dans l’espace quelquepart entre Jupiter et Io.

On est constamment dans la référence et c’est là que Dan Simmons est excellent, comme il l’était dans les Cantos d’Hypérion en retraçant toute l’histoire de la science-fiction. On est jamais largué par les références car l’histoire est ainsi faite que l’on découvre ces textes en même temps que les héros et qu’ils/qu’on leur explique au fur et à mesure. A chaque situation sa “citation”.

C’est un livre aux trois histoires parralèles. L’une 1200 avant Jésus-Christ mais où la nano-technologie divine est omniprésente, l’autre dans ce qui nous semble être le futur mais pas si éloigné où des hommes semblables à nous utilisent des “faxportal” (désolé je lis en VO et je serais bien incapable de traduire ça correctement) pour se déplacer instantanément dans des endroits où subsistent des dinausaures et la troième enfin, parmi ces robots conscient et “sensibles” qui étudient de façon inattendue des oeuvres classiques.

Peu à peu les trois vont s’entrelacer, les dieux vont rencontrer les machines, les hommes les dieux et les machines les hommes.

C’est épique.

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