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Don’t want a girl, just need a Britney

Je sors de trois jours de Britney-addiction. Enfin pas tout à fait, il suffirait que par la mégarde de mon pied droit, j’appuie sur le bouton qui ouvre mon lecteur de CD-Rom puis que de la main je repousse le tiroir (on appelle bien ça un tiroir ?) pour que le CD (le troisième, “Britney”) se lance et que je replonge pour une journée supplémentaire.

Avant-hier, c’était la rediffusion de son concert sur MCM que j’avais raté le lundi d’avant (shame on me). Je sais pas ce qu’elle fait Brit mais là où ma soeur met 1 mois pour perdre 1 kg, Brit, elle en perd 10 en 2 semaines. Si bien que la semaine dernière, elle ne ressemblait à rien avec un ventre à faire palir d’horreur un obèse de naissance, et que à ce concert elle était svelte comme une jeune fille.
Bon ok, elle chante en play-back mais on s’en fout, elle danse pas en playback pour le coup et moi je m’en fous qu’elle chante pas, j’ai les CD pour ça.

Hier soir, c’était “a night with Britney” sur MTV (ma nouvelle chaîne préférée) avec tous ses clips et des interview exclusives trop pas exclusives (mais on s’en fout on la voit parler, c’est ce qui compte). Interrompu par Intolérable Cruauté qui est un film drôle et chouette.

Aaaaah mais qu’ai-je fait ?!?!? “I am oooo-ver-protected”

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Flocons

Il faisait un temps magnifique en cet après-midi de Juillet. Une voiture aux vitres teintées se gara sur le trottoir. Alexandre en descendit, claqua la portière et se dirigea vers le pavillon, son pavillon, en empruntant la petite allée gravillonnée. Une main dans la poche à la recherche de sa clé, il se demanda si le cadeau qu’il ferait à sa femme ce soir pour son anniversaire lui plairait. Une boule de Noël contenant un petit cochon rose.
Debout devant la porte, Alexandre introduisit la clé dans la serrure puis tourna.

***

Clothilde avait toujours aimé les boules de Noël. Ces petites boules en verre dans lequelles il neige si on veut bien se donner la peine de les retourner. Alexandre, quant à lui, avait toujours trouvé cette passion ridicule mais jamais il ne l’avait fait remarqué à sa femme. Il l’aimait beaucoup trop pour risquer une dispute qui, il le savait, ne pouvaitt que très mal finir.
Il s’affala sur le canapé et d’un lent mouvement du bras, attrapa la télécommande multifonction et alluma la chaîne hi-fi. Le CD de Britney Spears commença à égrener les notes pop acidulées. Il sentit que le sommeil allait bientôt s’emparer de lui et décida d’y résister. Une douche lui ferait le plus grand bien.
Laissant Britney chanter seule au rez-de-chaussée, Alexandre monta à l’étage. Dans le long couloir, il marcha machinalement jusqu’au bout, jusqu’à la salle de bain. A sa droite la chambre d’un hypthétique futur enfant qui servait de bureau, inutilisée. A sa gauche, la pièce de Clothilde.

Clothilde avait toujours réclamé une pièce pour elle quand ils avaient visité les nombreuses maisons à vendre du quartier. Elle n’avait jamais dit pourquoi. Avant d’emménager, ils habitaient dans leurs appartements d’étudiants respectifs. Et elle avait toujours refusé qu’Alexandre vienne chez elle. Il avait alors pris cette volonté d’une pièce à elle pour une lubie romantique de sa compagne, une volontée d’avoir un “jardin secret”. Bien qu’elle ne l’ait jamais confirmé. Ni infirmé. Elle n’en parlait pas, tout simplement, éludant toutes ses questions.
Plus encore, elle lui refusait l’entrée de cette pièce, le moindre regard même lui était interdit.

Petit à petit, Alexandre avait remarqué la passion de sa femme pour les boules de Noël. Dans les brocantes notament. Elle en achetait toujours une ou deux. Quand ils habitaient séparément, il ne s’était jamais posé de questions. Mais dans leur nouveau pavillon, il était évident que c’est dans cette pièce qu’elle les entreposait ces petites boules. Il n’en avait jamais eu confirmation. Mais il n’en avait jamais eu besoin.

Jusqu’à la semaine précédente. Il avait trouvé une petite clé qu’il n’avait jamais vu. Il avait rapidement deviné qu’il s’agissait de celle ouvrant la pièce de Clothilde. Il avait alors décidé de la visiter secrètement. Il avait introduit la clé dans la serrure. Et ce qu’il avait vu l’avait terrifié. Des dizaines de boules tapissaient les murs, du sol au plafond. Au milieu de la pièce, une petite table. Et assise à côté Clothilde, surprise. Il l’avait vu lâcher quelquechose qui avait maintenant disparu. Et avant qu’il n’ait eu le temps de rien dire, la porte lui avait été calquée au nez. Plus encore que le nombre de boules qu’il avait vu, c’est la présence de Clothilde qui l’avait surpris. Il aurait juré qu’elle était sortie…
Les jours suivants, elle n’avait fait aucune allusion, lui non plus. Il se sentait coupable et ne tenait pas à jeter inutilement de l’huile sur le feu.
Mais sans cesse il pensait à cette présence inattendue et à la chose qu’il avait vu chuter puis s’enfuir.
Mais la vie continuait.

“Un bon bain… oui j’en ai besoin” pensa Alexandre, posant sa main sur la poignée, jettant un regard vers sa gauche, vers la porte de la pièce qui avait créé son malaise, vers…

La porte avait disparu.

A la place, le mur. Nu.
En bas, Britney continuait à chanter. Puis la porte d’entrée claqua.
Alexandre se précipita en bas. Puis s’immobilisa.

A la fenêtre, de la neige. En plein mois de juillet.
Alexandre s’évanouit quand il vit que derrière le voile de flocon, un oeil, gigantesque, l’observait.

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Envie

Etoile

Désir d’apocalypse, de disparition totale et définitive du monde connu.

Ternes

Envie de me retrouver seul au monde.

Courcelles

Envie que lorsque je lèverais les yeux de mon bouquins ces gens aient disparus.

Monceau

Je me raisonne, ce n’est pas possible.

Villiers

Je me rapelle soudain que je suis un être réel, que je ne vis pas dans un livre.

Rome

Celui qui écrit mon histoire n’a aucune imagination.

Place de Clichy

Ou alors cette histoire est peut-être trop conceptuelle pour moi.

Blanche

C’est une histoire dont les héros n’ont pas de nom. Pas d’histoire.

Pigalle

Je me répète que les miracles n’existent pas. Et pourtant si tout pouvait disparaître.

Anvers

Retour à la réalité.

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Pourquoi rire ? Ca ne sert à rien de rire. Objectivement, ça n’apporte que peu. C’est éphémère. Ca contraste avec le non-rire ambiant, ça le surligne, le met en avant.

Pourquoi rire alors plutôt que ne rien dire, se taire ou que sais-je encore. Je ne parle pas de pleurer, on ne pleure pas par défaut de rire. On pleure parce que l’on souffre, que l’on est impuissant face à un objet, matériel ou immatériel. Les larmes servent à quelque chose, elles sont l’expression de la tristesse et de l’impuissance.

Le rire est l’expression de la joie, peut-être. Pas tant que ça. Peut-être les larmes le sont-elles davantage. On pleure de bonheur. On ne rit pas de bonheur.

Le rire n’est rien qu’une libération. Un son que l’on lache dans le non-rire ambiant, puis que l’on oublie aussitôt. Le rire pour répondre à une remarque, drôle mais vraissemblablement aussi inutile que le rire qu’il a engendré.

Pourquoi y a t-il quelquechose au lieu de rien ? Pourquoi le rire au lieu du non-rire ? Peut-être parce que comme disait abusivement Aristote “la nature a horreur du vide” et que Dieu joue au dé quelquepart dans une réalité adjacente : il a fait un double six et le rire est né. Au hasard alors qu’il y aurait très bien pu ne rien avoir.

Le monde aurait été sérieux et la pouffe Diesel n’aurait pas dit “j’adore trop son rire”, je n’aurais pas pu faire rire non plus la pouffe Vuitton et ma journée aurait été peut-être moins drôle. Je ne l’aurais pas ressenti puisque le concept n’aurait pas existé.

Cela aurait été triste mais nous n’en aurions jamais rien su.

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