Uncategorized

L’univers et ce qu’il y a autour

Parce que les commentaires de Jeuf dans le post précédent justifieraient à eux seuls l’impression d’une hypothétique Anthologie des Propos Jeufiens”, j’ai décidé de lui rendre hommage aujourd’hui en essayant de répondre à ses questions.

D’abord une petite anecdote : savez vous pourquoi les chats ont neufs vies et passent leur temps à se prélasser ? C’est très simple. Au jour de la Création des Chats, Dieu s’est penché vers l’unique chat encore en place et le chat, travailleur à cette époque a voulu faire son interressant devant Dieu et lui a demandé pourquoi il y avait quelquechose plutôt que rien. Dieu était bien embêté, ça lui était venu comme ça d’un coup la création du monde et il n’avait aucune idée de pourquoi il l’avait créé. Alors Dieu a dit au chat : “tu as l’air d’être un être intelligent Chat, cesses ton travail et va y penser !” Ce jour là le Chat a commencé à se prélasser. Mais le Chat, qui était malin a rétorqué : “c’est une question difficile, je n’arriverais jamais à trouver la solution en une seule vie !”. Dieu a dit : “Je t’en donne 5”, le chat a dit : “j’en veux 13 et je veux être noir pour porter malheur”. Dieu, en bon commerçant (il ne faut pas oublier que Dieu est Juif et que les Juifs sont, paraît-il, bons commerçants) a dit “on coupe la poire en deux”. Le Chat a alors répondu : “C’est quoi une poire ?” et Dieu a dit “Un projet” Et le chat a finalement eu neufs vit. Depuis ce temps là, les Chats se prélassent pendant neufs vies (et certains ignorent encore ce qu’est une poire)

Quant à cette histoire de bug de l’univers tout entier, je pense qu’il aurait déjà du se produire : en effet, pour tester qu’un matériau est supraconducteur (et à résistance nulle donc), on a bien du lui imposer une tension non nulle (12 ou 10 000 Volt, le résultat est le même) et je ne sais absolument pas pourquoi vous vous préoccupez d’un ampèremètre qui n’est qu’un appareil de mesure ! L’univers-ordinateur aurait-il besoin qu’on lui indique avec un ampèremètre qu’il va bugger ? Il ne peut pas s’en rendre compte seul ? Et comme de telles expérience ont été réalisées et que nous sommes toujours là, je suppose que le bug nous est passé à travers.

A moins que l’univers-ordinateur ait un système d’exploitation contenant un programme spécial permettant de gérer les erreurs en altérant de manière ultra légère la réalité (à quelquechose comme 100 ou 200 décimales derrière la virgule), ce qui est indétectable par nous en l’état actuel des technique (et qui est impossible je crois étant donné la nature quantique et aléatoire des phénomènes à cette échelle) et qui, dans notre cas, créerait une résistance de 1 E-200 Ohm entrainant une intensité certes élevée (de l’ordre de 1E200 (un 1 avec 200 zéros derière)) mais non infinie. Vous avez le choix entre cette modification infime ou le fait que pendant quelques battement de processeur, la vie “s’arrête” mais nous ne nous en rendons pas compte évidemment, l’univers-ordinateur a ainsi le temps de redémmarer, de charger les programes de base tels que Gravité, Electromagnétisme etc… Les chercheurs qui mesuraient trouvent des incohérences dans leurs mesures et comme ce sont des chercheurs, ils se disent tout bêtement que ce sont leurs instruments qui ont déconné face à la mesure de l’infini.

Cela dit, le mystère reste entier. Quand, à t=0 l’univers tout entier n’était qu’un point et que soudain se point a commencé à entrer en expansion, on est parti de rien et on a eu quelquechose, que s’est-il passé ? Un type dans un labo a branché son Cray et a mis en route la toute première procédure ? Ou peut-être avait-il juste commencé à coder quand un vilain virus a ravagé son travail et que le virus, créé par le type dans le bureau à côté, a travaillé seul, faisant tourner un modèle inédit et, quand le type a débranché son Cray, contrarement à ce qui aurait du se passer, le programme a continué à tourner EN DEHORS de l’ordinateur. On ignore où, dans une dimension supplémentaire de l’espace peut-être…

Standard

24 thoughts on “L’univers et ce qu’il y a autour

  1. Jeuf (qui se base sur une tangibilité que n'a pas Matrix, film dont il n'a rien à faire d'abord) says:

    Je vous remercie pour cet exposé, et je réponds incessament à quelques points, en plus du conte que j’ai imaginé cette

    après-midi et présenté ci-après.

    Tout d’abord, il me semble bien qu’il faille un ampermètre. Si on met une tension aux borne d’un supraconducteur, et

    qu’on ne demande pas à un morceau de l’univers de nous dire intensité, l’univers peut s’amuser à faire passer n’importe

    quel intensité différente de l’infini ou du bug, si on ne le surveille pas, le rascal, juste pour échapper au bug de la division

    par zéro. Il faut donc un ampèrmétre, sinon il fera passer une intensité sans que personne ne la voit ce qui ne nous

    permet pas de savoir s’il n’a pas triché.

    Ensuite, si l’ordinateur redémarre, il doit quand mêle donner une indication à l’amprèmètre des chercheur. Plus grave : il

    doit avoir sauvegarder, juste avant le bug, toutes les données avec une extrême précision, pour que personne ne se rende

    compte du redémarrage (sinon, vous pouvez vous retrouver au redémmage que vous ne percevez pas, avec un meuble

    déplacé de un mètre vers la gauche par exemple). Et comme l’homme est libre, et peut faire son expérience à chaque

    instant, l’ordinateur doit sauvegarder à chaque instant (chaque dixième de seonde? chaque seconde Planck dans le cas

    d’un temps discret?) toutes les données en prévision d’un bug, ce qui est un travail énorme, bien plus important que de

    calculer les positions des particules.

    Lour le dernier paragraphe : le type avec son Cray, n’est-il pas lui-même dans un autre ordinateur? d’un mec dans un

    ordinateur? d’un mec dans un ordinateur? d’un mec dans un ordinateur? d’un mec dans un ordinateur? d’un mec dans

    une poupée soviétique?

  2. Jeuf says:

    Pourqoui y a-t-il quelque chose plutôt que rien?

    Vous ne connaissez pas l’histoire de l’apparition de l’univers? C’était par une triste et froide après-midi d’octobre. Dieu, qui est quelque chose plutôt que rien, s’ennuyait ferme. Et il

    pensait à l’hiver qui allait être rude. Alors, il s’est dit qu’il allait faire d’une pierre deux coups : mette un peu d’animation et

    avoir du chauffage. C’est ainsi qu’il provoqua un big bang, évèenement sensationnel qui fit beaucoup de bruit dans la

    presse à l’époque, qui ne délaissait pas les questions scientifiques. Dieu avait fortement envie de comtempler un duel

    matière-anti-matière avec rupture de symétrie, et une soupe de plasma quark-gluons. C’est ainsi que l’univers est né.

    Cette histoire s’appuie sur l’hypothèse de l’existence de Dieu (dont on ne sait par ailleurs, comment il est lui même sorti

    du rien…), car sinon il est difficile d’expliquer l’apparition de l’univers. Car en effet, il n’y a rien qui ne permette, dans le

    rien absolu, que le non-rien n’apparaisse, n’est-ce pas? C’est totalement invraisemblable. Comment voulez-vous…? Il a

    donc fallut qu’un non-rien (à moins que cette vision ne soit faussée par le temps, carcan que l’imagination humaine ne

    peut exclure de ses réflexions?) pré-existe à l’univers, cet autre non-rien, et dans ce cas c’est Dieu. On aurait aussi bien

    pu reprendre la théorie d’Andréï Lind des univers-bulles apparaissant sans cesse dans le méga-univers, lequel n’a ni

    début ni fin contrairmeent à notre univers…Mais alors pourquoi il y a des univers-bulles plutôt que rien???

    Reprennons notre histoire. Dieu ayant créé l’univers, il constata qu’il grandissait et finirait par se refroidir, et qu’au bout

    de 10 puissance 30 ans à peine, il n’y aura plus d’étoile pour chauffer. Tant pis, y’a le temps de voir, se dit-il. Puis il a vu l’apparition de la vie, puis de la conscience. Dans ce cas, on ne sait si c’était un dessein volontaire du

    Seigneur ou un hasard. La vie, et plus encore la conscience qui se loge dans quelques êtres, est infiniment fragile, et complexe à obtenir à partir

    de la soupe de matière inorganique d’une planète. Mais, notons-le, la question “Mais comment que ça se fait-y que vu

    que la vie et la conscience apparaîssent avec une infime probabilité, nous soyons là?” est bien plus facile à répondre que

    “Pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien?”. En effet, la réponse à la première question est simple : s’il n’y avait pas

    de vie et de conscience, on serait pas là pour en causer. Du coup, on n’a pas à s’extasier de notre précense malgré la faible probabilité d’apparition de la vie sur une planète. Notons qu’on ne sait rien sur la probabilité d’apparition d’un univers. Ni sur le fait que celui-ci puisse ou non acceuillir la vie. Dieu, en tout cas, trouva ça fort joli. Il pris une photo d’ensemble de l’univers et…ne me demandez pas ce qu’il y avait

    autour de l’univers. Je veux bien disserter de ce qu’il y avait avant, mais ce qu’il y a autour, ça dépasse les limites de l’entendement.

    Bon, c’est pas tout ça, mais j’ai à faire. Dépêchons-nous, car dans 10 puissance 65 ans l’effet tunnel liquéfiera la matière.

  3. N. says:

    Je voudrais réagir sur cette idée de supercalculateur, et poser un petit problème à nos amis Ju et Jeuf. Soit l’univers un programme qui calcule ses états futurs, et ainsi les rend réels. Il est donc possible de créer une machine, au sein de cet univers, qui puisse calculer l’avenir de cet univers. Or cette machine fait partie de cet univers, cette machine peut donc calculer ses propres états futurs. Mettons la en route, et demandons lui de calculer son état à l’instant t + 1. On peut supposer que la machine va calculer succésivement ses états entre t et t + 1, déduisants le suivant du précédant. Elle calcule donc le déplacement des électrons (si cette machine est électronique) en son sein. Mais ce déplacement est lui-même fonction de son calcul. Le calcul dépend du déplacement d’électrons. Le déplacement d’électrons dépend du calcul. Bug ?

  4. Jean says:

    Au commencement était le Verbe,

    Et le Verbe était auprès de Dieu

    Et le Verbe était Dieu.

    Il était au commencement auprès de Dieu.

    Tout fut par lui,

    Et sans lui rien ne fut.

    Ce qui fut en lui était la lumière des hommes,

    Et la lumière luit dans les ténèbres,

    Et les ténèbres ne l’ont pas saisies.

  5. Jeuf says:

    Pour répondre à N, voici la discussion que nous avons eu (fôtes corrigées) .

    Le propos de N indique en fait que si on veut calculer l’avenir de l’univers, il faut le faire en dehors de l’univers Ju : eh bien oui Jeuf: en espèrant pouvoir mesurer les propriétés chaque particule, et sans l’influencer Ju : c’est évident Ju : ou on fait une équadiff Jeuf dit : hum Ju : en tenant compte de ce calcul Jeuf dit : huhum Jeuf : faudrait voir si c’est possible….. Ju : mais si Ju : connaissant le nombre d’instruction nécessaire au calcul et l’architecture de l’ordinateur Ju : on peut déterminer le déplacement des électrons dans l’ordinateur Jeuf : faut voir… … Jeuf : et si on peut mettre en équadif les mouvements de l’ordinateur qui va calculer l’univers, c’est qu’on peut mettre tout directement en équa diff l’univers non? Ju : exactement Jeuf: alors inutile de passer par un ordi Jeuf dit : mais bien malin qui pourra d’abord faire les équadiff de l’univers

  6. N. says:

    Moui… passons à plus dur.

    Vous avez raisonné jusque là grosso modo sans faire intervenir la conscience humaine. Posons le problème ainsi :

    Un Calculateur calcul (normal, me direz vous, il est fait pour ça), l’avenir d’un homme, et l’en informe. L’homme en question aura la tentation de ne pas faire ce que l’ordinateur lui dit qu’il va faire. Il fera autre chose.

    Mais cela, le calculateur le calcule aussi : il fait intervenir cet apport d’information dans son calcul. Mais cela modifiera aussi le comportement de l’Homme, le calculateur est donc obligé de tenir compte aussi de ce nouvel apport d’information. Et ceci à l’infini.

    Bug ?

  7. ZamZam says:

    Qu’est-ce que vous venez me fatiguer avec votre conscience humaine ! Et pourquoi pas du libre arbitre tient tant que vous y êtes !

  8. N. says:

    Mais très cher, la conscience implique le libre arbitre. Ah, mais j’oubliais : celui qui aime Brit a-t-il une quelconque conscience ? pour résumer, est-il ? (loi de Godwin 2 : plus une conversation entre Ju et N. se prolonge dans le temps, plus la probabilité de voir apparaitre le nom de Brit approche de 1, Brit étant considérée comme le bien suprême pour l’un et le mal suprême pour l’autre)

  9. ZamZam says:

    Que vient faire la douce Britney là-dedans ?
    A noter que c’est celui pour qui elle incarne le Mal qui l’évoque en premier.

    Et tu ne réponds pas à ma question : qu’est-ce que conscience, libre arbitre et toutes ces cochonneries qui suggéreraient aux cerveaux malades des êtres humains qu’ils sont libres de leurs actes et non de simples robots programmés, viennent faire là-dedans ?

  10. N. says:

    Cogito ergo sum.

    Moi, j’ai conscience, j’existe, j’ai mon libre arbitre. Les autres, rien n’est moi sûr.

    Mais si Dieu existe, conscience de l’Univers infiniment supérieur à la mienne, mais conscience tout de même, cela signifie que je ne suis pas seul. Ma conscience n’est plus une erreur improbable qui existerait tout de même.

    Il est donc probable (mais en métaphysique on ne peut emettre que des hypothèses) si Dieu existe que l’Autre aussi existe.

  11. N. says:

    J’ajoute, pour nos autres lecteurs, s’ils ne se sont pas endormis depuis, que c’est Ju qui a commencé à parler de Brit dans un de ses mails.

  12. Jeuf says:

    Invraisemblable! Si la machine qui a fait le calcul de l’avenir (en dehors de l’univers, nécessairement) indique à un humain cet avenir, elle s’introduit dans l’univers, l’influence et modifie tout l’avenir! son calcul ne vaut alors plus rien.

  13. ZamZam says:

    Pas le moins du monde. Le futur prédit par la machine est celui qui se passera effectivement. De même qu’une hypothétique machine identique créée plus tôt aurait été capable de prédire l’arrivée de la machine qui prédit le futur. L’influence est nulle puisque tout suit des lois immuables. Et pitié, je vous en supplie, ne venez pas me parler de la douce Britney ou du libre arbitre…

  14. N. says:

    “Son calcul ne vaut alors plus rien”

    C’est exact, et elle le sait la machine. Elle est donc obligé de calculer l’état de l’univers en tenant compte du résultat de son calcul.

    Autrement dit : pour calculer le résultat correct (l’état de l’univers réel) elle est obligé de le connaitre, donc de l’avoir déjà calculé.

    Nous arrivons à un paradoxe.

  15. Jeuf says:

    attendez non, je vais y réfléchir. C’est vrai que la machine peut prendre en compte son entrée dans l’univers et sa discussion avec l’humain dans son calcul, mais il faut qu’elle s’en aille vite alors… Après réflexion, on peut se dire que c’est là que réside le libre arbitre dû à la conscience de l’homme : en fait, la machine ne peut pa dire à l’humain ce qu’il va faire dans le cas où elle entre dans l’univers pour lui dire quoique ce soit concernant son avenir…. Ou alors, mettons qu’elle poura lui dire qu’il fera A en première approximation, mais comme il est taquin le calcul montre qu’après avoir su cette information, l’humain fera B. Si la machine lui dit qu’il fera B, l’humain toujours taquin et voulant montrer son libre arbitre, fera C (qui peut être égal à A ). Si la machine lui dit qu’il fera C, il fera D…etc. Mais la machine n’est pas obligé de tout lui dire jusqu’au bout, qui d’ailleurs va jusqu’à l’infini. Elle peu aussi mentir sur le comportemant de l’humain et vérifier ses prévisions. Une chaîne infinie ne peut ne former d’ailleurs, puisque pour cela il faudrait un temps infini. Le libre arbitre se trouve alors sauvé dans les limites finies de l’univers(pas du point de vu d’un métaunivers)

  16. N. says:

    La seule solution, vous le dites, pour ne pas arriver à quelque chose d’infini, serait que la machine mente. Autrement dit : qu’elle invente, qu’elle fasse preuve d’imagination (ou que quelqu’un ai eu de l’imagination pour intégrer ce schéma dans la machine).

    Or pour qu’il y ait imagination, pour qu’il y ait création, il faut qu’il y ait imprévisibilité. Si un peintre est prévisible, si son oeuvre est prévisible, il ne l’a pas créée, il l’a fabriquée, de la même manière qu’une machine fabrique de manière prévisible tel ou tel objet en fonction des conditions initiales.

    Dans ce cas là, pour que notre homme soit prévisible, il faut qu’un autre homme (j’appellerais homme pour faire court toute conscience) soit imprévisible (celui qui a conçu la machine).

    Mais contrairement à ce que dis Jeuf, ce n’est pas là que réside le libre arbitre (non, Ju, ne te réjouis pas trop vite). A bien y réfléchir, ne pouvons nous pas considérer la réalité sous deux angles différents, un peu comme une pièce de monnaire ?

    D’un coté, tout phénomène est prévisible, et soumis à des lois physiques. Nous, conscience de l’univers, sujets libres et pensants, serions nous prévisibles aussi ? C’est ce que vous, Jeuf, semblez croire, et encore plus que vous, Ju, qui va du même coup jusqu’à nier l’existence de sujets libres (si je l’ai bien suivis).

    Mais n’avons nous pas là réalisé un subtil glissage ? N’avons nous pas mis du même coté de la pièce phénomènes et conscience, alors que rien n’est moins sûr que ce soit là le cas. La conscience peut être l’autre face de la pièce. Tout phénomène est prévisible, mais nous, sujets libres et pensants, ne somment pas des phénomènes.

    J’entends déjà Ju me dire : ahah, peut-être, mais la personne qui est à coté de toi, qui n’aime pas Brit; c’est peut-être un “robot programmé” pour reprendre son expression. Et si celui qui est à coté de toi est un robot programmé, tu l’es peut-être aussi…

    Erreur.

    Premièrement, chaque “je” ne peut douter qu’il est conscience et sujet libre et pensant. Je renverrais notre cher Ju à Descartes, qui a pu douter de tout, sauf de sa conscience et donc de son existence.

    Mais les autres ? Le problème vint que nous ne voyons les autres que comme des phénomènes, pas comme des consciences ni comme des sujets libres et pensants. Par voir, j’entends percevoir. Phénomènes, c’est à dire déplacement d’atomes, de photons, et autres particules matérielles. Pour les percevoir en tant que sujets pensants, il faudrait connaitre leurs pensées, leur représentation du monde, il faudrait être à leur place. En un mot il faudrait être eux.

    Quant aux sujets pensants, ils ont aussi la chance de se percevoir à la fois comme sujets et comme objets, c’est à dire comme phénomènes. Si le sujet a une nature consciente et une nature materielle, alors il peut exister d’autres sujets qui se manifestent aussi sous forme d’objet.

    Les personnes qui nous ressemblent le plus peuvent elles aussi être des sujets pensants, mais nous n’en sommes pas sur. C’est néanmoins probable.

    Ceux qui nous ressemblent moins, c’est moins évident. Mais l’on peut généraliser : toute Homme est alors conscient. Saufs les personnes racistes peut-être qui pour certains peuvent croire que la personne à la peau qui ne seriat pas blanche n’est pas consciente.

    Et les animaux ? Brigitte Bardot affirmera qu’ils sont conscients, ceux qui ne voient en eux que des automates diront que non.

    Les plantes ? Les rochers ? Aujourd’hui, peu les croient conscients, mais les animistes si. Et les jeunes enfants aussi, assez souvent.

    Voici les deux cotés de notre pièce.

    Soit nous démarrons de l’élément le plus simple de la matière, la particule élémentaire, qui est soumise aux lois physiques. Il est logique alors que les éléments plus complexes formés de ces particules soient prévisibles et soumis à des lois physiques. Et cela même pour le sujet libre et pensant, conscience de l’Univers.

    Soit au contraire, nous démarrons de cette seule certitude : je pense donc je suis. Il est probable alors que tout phénomène qui existe matériellement cache aussi un sujet qui est aussi conscience, sujet libre et pensant.

  17. Je précise que je ne crois pas que l’univers est prévisible, contrairement à ce que vous semblez me faire dire. D’une part, comme nous l’avons déjà dit, une machine ne peut prévoir l’avenir car à l’intérieur de l’univers elle l’influence, et par “effet papillon” ses petits calculs ont une répecussions sur tout l’univers. De plus, il faut supposer que les mouvements de notre pensées, donc le commandement de nos gestes, la création artistique ne sont que les conséquences des mouvements de particules de nos cerveaux, toutes prévisibles, or ce n’est pas forcément le cas(peut-être avons nous une âme immatérielle), et la prédiction psychologie au niveau atomique reste à inventer (déjà, au niveau du neurone, ça ne se fait guère). D’autre part, à cause du principe d’incertitude d’Heisenberg, on ne peut déterminer avec précision infinie les propriétés de chaque particule, ce qui aurait été nécessaire pour ce calcul de l’univers. L’entité de Laplace s’est vue, rapellons-le, faite démolir par la mécanique quantite il y a de cela environ trois quarts de siècle.

    C’est pourquoi il faut pour faire ce calcul de l’avenir qu’une machine se poste en dehors de l’univers. Il faut que cette machine soit très puissante, mais aussi qu’elle n’ait pas à subir les limitations du principe d’Heisenberg. (Dans mes précédentes considérations, j’ai fait comme si ce principe n’existait pas, ainsi qu’on ne le connaissait pas du temps de Laplace, c’était pour simplifier).Or qu’est-ce qui nous prouve que l’entité de Laplace puisse y échapper à ce principe? Et qu’il puisse d’aileurs exister quelque chose en dehors de l’univers? et qu’elle puisse mesurer, en un instant donné, toutes les propriéts de toutes les particules, sans les influencer, pour faire son calcul? Je ne sais si le principe d’incertitude implique la non-existence d’une vérité intrinsèque quant à la position et la vitesse des particules, ou s’il existe une vérité inconnaissable par nos instruments(ça fait longtemps que je me suis pas intéressé à la mécanique quantique), mais je crois bien me souvenir que c’est cette première hypothèse qui est juste (alors que beacoup de physiciens restent convaincus de la seconde). Il est donc impossible de connaître précisément chaque particule, et donc l’avenir n’est pas prévisible, et certainement pas écrit non plus. Et c’est tant mieux n’est-ce pas?

  18. N. says:

    Cher ami, vous me voyez ravi de constater que nos idées se rejoignent, tout compte fait. Je vous prie de m’excuser, pour vous avoir fait dire des choses que vous ne dites en effet pas.

    J’ajoutterais simplement : quelle est la différence entre une vérité que l’on ne peut pas connaitre, que nos instruments ne pourront jamais percevoir, et une vérité qui n’existe pas ?

    Une idée me vient à l’esprit. On ne peut connaitre simulatément, nous, à un instant t, la position et la vitesse de chaque particule… sauf si c’est nous qui définissons cette position et cette vitesse.

    Au passage : vous me semblez assez renseigné sur la mécanique quantique, dites moi donc : si nous connaissons la position et la vitesse à l’instant t d’une particule, peut-on en déduire sa position et sa vitesse à t + 1, et cela sans tenir compte d’une quelconque influence extérieure ?

  19. ZamZam says:

    En théorie oui. Sauf qu’on ne peut JAMAIS connaître les deux à la fois. Ca rejoint ton deuxième paragraphe.

  20. ZamZam says:

    Petite question pour les philosophes physiciens clown que vous êtes : pensez-vous que la nature de la conscience humaine réside dans la non-prévisibilité des phénomènes quantiques et les états instables et aléatoires de la matière profonde ?

  21. D’abord, ce n’est pas de la physique clownesque, alors hein, s’il vous plaît. (La preuve, vu les références que je sors des tréfonds de mes neurones), ce que vous dîtes là, il me semble bien que cette idée a été soutenue par le mathématicien Roger Penrose, mais moi je ne puis pas trop en dire. Lisez donc les développements de ce savant (plus connu pour ses pavages, d’ailleurs.Les pavages de Penrose quasi-périodiques, vous connaissez?) Notons aussi que d’autres ont imaginé que la liberté divine résidait dans l’utilisation de l’incertitude quantique….

Comments are closed.