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Renoir

Princesse déchue, égarée dans les tréfonds bétonnée d’un mégalopole technopunk mais dont l’aura de distinction baigne les murs graffité et les rats immondes qui les parcourent. On la dirait échappée d’un Renoir, ses contours sont indiscernables, sa coiffure indescriptible, savant mélange de boucles et d’entrelacs qui forment tantôt des macarons, tantôt autre chose de bien trop subtil pour être simplement décrit ; et s’il avait peint des princesses de science-fiction, elles auraient été à son image, dotées d’un long manteau mauve aux larges pans voletant dans le vent, et munie d’un sac à clochettes, annonçant à qui sait écouter ce signal qu’elle approche à pas rapides ou lents.

Renoir : Le Moulin de la Galette

Elle semble cependant bien seule dans ce monde qui n’est manifestement pas le sien. Solitaire ou esseulée ? Elle l’ignore surement, ne s’étant jamais vraiment posé la question. Mais elle semble s’en accomoder quand, après une courte période de sommeil elle extirpe son visage de ses bras entrecroisés, scrute minutieusement le monde qui l’entoure puis sourit, d’un sourire simple, lumineux, que l’on ne voit jamais que sur le visage des gens heureux.

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