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Script

Depuis quelques temps, depuis même exactement la fin de la saison 5 d’Alias, je me suis mis à considérer l’écriture d’un script pour un hypothétique pilote de série télé. Qu’évidemment aucune chaine ne lira jamais, mais c’est évidemment pour la beauté de l’art que je ferais ça. Eh ouais, je suis une sorte d’artiste incompris…

Enfin bref, disais-je donc, un pilote de série. Originellement basé en esprit sur le vrai spin-off dont la rumeur a courru tout au long de l’année et qui n’a finalement pas été concrétisé, devant mettre en scène la brunette la plus méchante (“Guilt isn’t one of my driving emotions“), le blond le plus méchant (“My loyalties are flexible“) et le vieux le plus méchant (“Could you be more specific ?“) respectivement de la galaxie, de l’univers et des univers imaginables. Notez que tous surpassent Miranda Priestley, qui pourtant est hautement placée sur l’échelle de la méchanceté mondiale à laquelle il faut allier la classe indispensable pour ne serait-ce qu’envisager être placé sur cette échelle. J’ignore quel aurait été le moteur de ce spin-off, puisque de toute manière, il est certains que personne n’a rien écrit à ce sujet et que ça n’est qu’une infâme rumeur destinée à nous aguicher jusqu’à la fin de la saison.

J’avais donc imaginer caser Peyton et Sark (je me sens incapable d’écrire une ligne pour Sloane, je préfère le laisser là où il repose pour l’éternité (Je trouve cette dernière phrase d’une subtilité effarante))…

flash impromptu : mon dieu, Paris Hilton… chante !

… Peyton et Sark donc (ou des clones, Flavie et Benjamin par exemple… ah non, ça c’est déjà pris…), dans un appartement à plafond haut du VIème arrondissement parisien, quelque part entre Sèvres-Babylone et Mabillon (ça peut paraitre futile, mais c’est important, ce lieu est magique, certains savent pourquoi) qui tiendrait lieu de cabinet de détective privés. C’est le moteur de base, un classique whodunit à twist : typiquement, on trouve le trucmachin au milieu de l’épisode et ensuite, connaissant le caractère quelque peu “flexible” de nos protagonistes, surtout vis-à-vis de l’argent, on peut avoir un retournement de situation. Ce qui est délicieusement non-moral.

L’univers est mis en place, les intrigues moteur de chaque épisode posées. Il s’agit d’y ajouter enfin un arc global de saison. Quelquechose d’éminement puissant qui fait que les épisodes se suivent et qu’à l’issue du vingt-deuxième épisode, on puisse s’exclamer “Toutélié !” avec des yeux ronds d’incrédulité satisfaite. Chose à laquelle je n’ai pas encore pensé vraiment pour le moment. On saupoudre le tout de relations interessantes entre les personnages (le duo Peyton/Sark peut être exploité de manière tout à fait sympathique et pendant longtemps sans s’essoufler à mon avis, qui plus est si on rajoute une troisième fille, qui pourrait, par exemple, être flic, ou avocate, ou étudiante en droit, sorte de consultante à propos des coutumes locales, une véritable parisienne).

La fin de la dernière parenthèse, qui vient de m’arriver en tête à l’instant même peut apporter un minuscule bout de réponse à la question que devait poser ce billet. A savoir que nous avons là tous les ingrédients pour une série américaine, modulo un script pas encore écrit avec des dialogues n’ayant pas l’air de dialogues rédigés et des acteurs vaguement convaincants (Delphine Chanéac, sache que je ne pense pas à toi, tu es jolie, mais tu joues trop mal, eh ouais, dommage). Oui mais que faudrait-il y ajouter pour en faire une série française dont la France puisse être fière ? Un ton différent ? Une manière de filmer, de raconter l’histoire ? Ce quelquechose que les bons films de cinéma français ont et qui les distingue des blockbuster américains… Qu’est-ce ?

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