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Realisation Tardive et Chroniquation Festive

Vous vous baffrez de séries télévisées, téléchargeables (plus ou moins illégalement) facilement sur le Net quelques heures après leur diffusion aux Etats-Unis. En plus, vous les regardez quand vous voulez. Ce qui énerve un tout petit peu les dirigeants des chaînes hertziennes, notamment ceux de TF1: «la cible de nos séries, ce sont les lecteurs de 20 minutes, jeunes et connectés. Le problème, c’est qu’il sont tellement connectés qu’ils ont souvent vu les séries avant même qu’on les diffuse en France». (20Minutes)

Est-ce qu’il existe un modele economique ou les episodes sont diffuses en VO en France le lendemain de leur diffusion aux USA (eventuellement sur une chaine cablee ciblee sur les series americaines… oh mais attendez… ca existe deja !) assortis de sous-titres achetes aux team de forom.com ? Une semaine entiere de delai serait meme acceptable. Au-dela d’un mois entier, la valeur du delai est plus cher que l’embetement a telecharger et le modele tombe a l’eau (ou plus exactement on retombe dans le modele actuel).

Les problemes principaux de ce modele, ce sont i) la dependance totale vis a vis des networks americains : ce sont eux qui decident de la poursuite ou non de la production d’un show, de la maniere de diffuser (quant ABC decide de mettre Lost en hiatus pour 3 mois, la France soit se plier a ce caprice), et ii) le manque de recul : est-ce que cette serie va apporter l’audience escomptee en France (sachant que les series americaines sont avant tout marketees pour le marche… americain). Mais ce second probleme peut etre regle par des contrats similaires a ceux qui lient les networks et les studios : signer pour 5 (pour voir), pour 12 (pour donner sa chance), pour 22 (une saison entiere). Je fais confiance aux businessman pour donner des prix aux risques correspondants.

On rajoute un engagement de mettre au moins 65% des revenus publicitaires generes pendant les series dans le developpement de concepts francais originaux (je compte 25% de profits pour la chaine, et 10% destine a financer le rachat des droits de l’eventuelle saison suivante) pour lutter contre l’uniformiglobalisation et soutenir notre sacro-sainte exception culturelle. A ce propos, je serais curieux de savoir si il existe la meme regle pour la tele que pour la radio et qui les oblige a diffuser un certain pourcentage de chanson francaise.

Pour en revenir a des consideration moins elevees, et parce que je n’ai parle d’aucune serie televisee depuis un sacre bail, je vais vous presenter Raines. Et exactement a l’instant ou j’ecris ces lignes, j’apprends que la serie a ete deplacee dans le “Timeslot of the Death” du vendredi soir, 9h. Ce qui me refroidit certainement a vous le recommander chaudement. Simplement : Jeff Goldblum sous les traits du Detective Raines travaille dans la police criminelle de Los Angeles et les victimes mortes des crimes sur lesquels il enquete, lui parlent. Sauf que ca n’est pas 6th Sense, ni Medium, ni cette serie immonde de CBS avec Jenniffer J-ai-des-gros-seins Love-Hewitt. Non, ici les morts ne sont que des projections du processus mental de notre Jeff. Il apprend que la victime est nee au Texas, l’apparition se met a parler avec un fort accent du sud ; un instant plus tard il realise qu’elle a demenagee a L.A. lorsqu’elle avait 5 ans, et l’accent disparait a nouveau. Et puisque tout est dans sa tete, la victime n’en sait pas plus que lui : quand il demande son nom au latinos-mort de l’episode d’aujourd’hui, celui-ci ne peut que repondre “Je ne sais pas” en haussant les epaules. La ou je suis un peu decu, c’est qu’avec un concept pareil, on aurait pu ajouter une veritable histoire sur une demie-saison. Quelquechose qui donnerait un sens a l’appelation “serie” et qui ferait qu’elle est plus que simplement plusieurs episodes avec les memes personnages. J’ai cru un instant que cette requete avait ete comblee quand a la fin du premier episode on trouve une apparition destinee a se manifester de maniere durable, mas le second episode ne reprend ce fil que tres peu. Second episode qui introduit un nouveau personnage, une psy, qui pourrait se reveler etre un parfait contrepoids pour le personnage de Goldblum. Saupoudrer le tout de musique jazzy et du fait que Raines a toujours voulu ecrire du Chandler sans jamais y parvenir (“Trop difficile, dit-il, trop de choix a faire”) et vous avez un petit truc agreable et sans pretention.
Sinon, le reste du paysage audio-visuel americain souffre de maniere chronique du “Syndrome de la Saison 3” : Lost est encore plus mauvais que jamais, Battlestar Galactica est original une fois tous les sept episodes et Veronica Mars a perdu tout son charme (je n’ose imaginer ce que sera l’annee prochaine quand un saut de 4 ans dans le futur la projettera mini-agent du FBI…). The Class est drole, parfois, mais pas au point de le conseiller. Studio 60, en instance d’annulation, tourne a vide. Et Heroes, avec le recul, c’est quand meme vachement chiant (hein… sans blague… meme Hayden Panettiere ne reussira pas a me faire revenir devant Heroes). Pour vous dire a quelle point cette annee a ete mauvaise, je me retrouve parfois a regarder des rediffs de Friends ou de Sex And The City sur TBS (une chaine de rediffs qui (re)diffuse parfois des films) ou des episodes de The West Wing sur mon ordi plutot que de zapper pour un truc inedit sur CBS, NBC, FOX ou la CW (j’ai bien essaye de m’interesser a The Search For The Next Pussycat Doll mais c’etait trop fort pour moi, vraiment trop fort… et pourtant vous savez qui vous etes en train de lire…)

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Auto-Critique

Parfois, quand on regarde les DVD de la saison precedente d’une serie (ou d’un film), on trouve chacun des episodes absolument lamentables et on se demande comment on a pu les elever au rang de chefs d’oeuvre eternels et imperissables.

Quand je me rememore la premiere saison de LifeIsAPoint&ClickAdventure, ce n’est pas tant la realisation, ou les evenements de chaque episode qui me semblent mauvais, c’est les premisses memes du recit : comment le hero peut-il etre stupide, aveugle, inconscient a ce point pour ne serait-ce qu’avoir un semblant de velleite de ressenti pour celle qui n’aurait du n’etre qu’un nom raye sur le premier brouillon du pitch ?

Rien que pour ca, je crois que je pourrais cesser d’etre mon ami.

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Jargon policier

Depuis une semaine nous avions acquis la certitude qu’une personne de sexe feminin qui est membre de ce comite de soutien devait se rendre a Rio de Janeiro pour lui apporter des liquidites afin de pouvoir subvenir a ses besoins quotidiens directs sur place.

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Pluie (1)

Il pleut sur Washington DC. Je redescend M Street, la capuche rabattue jusque sur le nez, j’essaie d’esquiver les flaques d’eau et les passant trempés. Le tissus de mon imperméable ne devrait plus l’etre d’ici un court moment. Et je meurs de faim. Je releve les yeux un instant, a la recherche d’un restaurant, et cet indien au coin de la 34eme semble m’ouvrir grand ses bras. A deux pas de la porte, une blonde, cheveux frisées, couverte seulement d’un cardigan rouge fume et téléphone. Je rentre.

Il n’y a que tres peu de tables. L’étage est manifestement fermé. On est jeudi soir pourtant… Mais c’est Spring Break pour les étudiants de Georgetown alors M Street se couchera tot ce soir. Au fond a gauche, derriere l’escalier, un footballeur aussi large qu’un refrigérateur a invité une petite brune que je ne vois que de dos, cachée par un autre étudiant portant les couleurs de son université sur un sweat-shirt délavé. Il est seul a sa table, deux couverts sont mis devant lui, il attend probablement la blonde en rouge qui fume a l’exterieur. Non, elle n’est plus devant la vitrine. Derriere moi, un couple plus agé, peut-etre un sénateur et sa femme, ou l’inverse, en retraite dans une petite maison des beaux quartiers, entre celles de Madeleine Albright et de Jacqueline Kennedy. Pres de la vitre qui nous separe de l’humidite de la rue, un groupe d’amis, deux garcons, deux filles, discutent de maniere animée.

Une voix féminine s’éleve derriere moi, qui commande en anglais avec un accent francais a couper au couteau. Je ne peux pas me retourner sans avoir l’air suspect. J’élimine immédiatement de ma liste la sénatrice, la voix sonne jeune. Il reste la petite brune. A moins que le rendez-vous de l’américain esseulé ne soit arrivé pendant que je contemplais la carte. C’est peut-etre pour cela que la blonde a disparu du trottoir, elle est maintenant assise derriere moi. C’est la solution que je retiens : elle fume, elle ne peut qu’etre francaise.

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Familier

Quand il filme la Soixante-Douzieme, c’est… Ca me fait le meme effet que si il filmait le Monoprix de Meudon.

Vu Music And Lyrics avec Juliette. Qui est beaucoup moins nul qu’on ne l’imaginerait. Et plus drole aussi.

Et un fou a fait cette video d’un hypothetique clip de Cora Corman (interpretee par Haley Bennett) a partir de bouts du film…(Je sais, c’est mal d’essayer d’atirer des visiteurs Googleiens comme ca…)

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