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Rentrée Littéraire – Sa vie de khâgneuse

Souvent, après avoir découvert ce blog pour la première fois, ou y revenant après quelques temps d’absence et redécouvrant ma prose épisodique, des gens me disent “Tu devrais écrire un bouquin”. En général je ris et on parle d’autre chose. Déjà, écrire un bouquin signifierait que ma grand-mère me lirait surement. Et j’ai pas envie. Et puis j’ai pas envie tout court.

Mais manifestement, la fille d’Eric Besson (elle doit trouver insupportable d’être présentée comme la fille d’Eric Besson), une certaine Ariane Fornia, elle, quand on lui a dit qu’elle devrait écrire un livre, elle a surement trouvé que c’était une bonne idée. À, nous dit Michel Denisot, 17 ans, elle entre en khâgne et participe à la Rentrée Littéraire (ca fait 22 ans que cette Rentrée Littéraire ne m’interesse pas, je pense que ca risque de durer) avec son troisième bouquin.

Une recherche rapide nous apprend qu’elle a un blog sur lequel elle débite sa prose vaguement prétentieuse saupoudrée de prétention au second degré dans le but probable de nous faire croire qu’elle ne l’est pas. Le seul intérêt de ma lecture jusque là est d’avoir appris un nouvel adjectif : “émétique” — ca veut dire “qui donne envie de vomir”, non ? demande ma soeur, en pleine révision de médecine pour la rentrée.

Quatrième de couv’ : “Des chroniques où se reconnaîtront tous ses congénères et un mode d’emploi à l’usage des adultes pour décoder cette peuplade étrange : les jeunes… Verve, humour mordant, sens de la formule, auto-dérision… On rit à chaque page en même temps qu’on est bluffé par le talent d’observation et le style de cette étonnante jeune fille. Un Objet Littéraire Non Identifié, à la fois vif et romantique, sensible et percutant.”
Elle a donc écrit mon livre sur les filles à franges et les mecs à crête en jean slim. Et dire que je pourrais être assis à sa place sous les sunlights face à Louise Bourgoin déguisée en mammouth.
Ah non, j’oubliais… Mon père n’est pas Eric Besson.

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