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You know you love her

En mai dernier, je me disais que le Paysage Audivisuel Sériesque Américain ne pourrait plus jamais être le même. Certes, je n’avais pas encore découvert Friday Night Lights, mais même si c’est un excellent substitue, je me disais que rien, jamais, ne pourrais remplacer le plaisir insensé d’un jeudi soir devant The O.C. Au même niveau que Alias, The O.C. est selon moi juste l’une des meilleures séries de tous les temps (comprenez “depuis que j’ai l’âge de regarder des séries et que celles-ci sont regardable”), et je ne connais pas une seule personen qui n’ait pleuré devant le dernier épisode de la première saison. J’étais triste. Surtout qu’au même moment, on nous apprenait que l’on ne reverrait plus jamais notre détective blondinette préférée, notre adorée Veronica Mars. Tout ca parce qu’il ne restait plus que 4 télespectateurs transis d’amour pour Kristen Bell, et moi, devant leur télé.

Mais tout vient à point à qui sait attendre. Et même d’une pierre deux coups. Un délice intellectuelle hyper sucré, qui donne des pulses au cerveau dès les premières secondes de visionnages. Une sorte de cupcake fourré à la pâte de cupcake concentré. On sait que c’est mauvais, que les ingédients sont de piètre qualité, que l’on risque de grossir (bien que ce ne soit pas l’une de mes préoccupations principales) ou juste d’être malade, mais on s’en fout. C’est bon. Gossip Girl.

Des histoires d’amour pour les filles, des petites culottes entrevues sous des minijupes pour les garcons, des vues de New-York pour ma nostalgie latente. On est chez S. (pour slut ?) et B. (pour bitch ?), l’Upper East Side scientillant à côté duquel le XVIe fait figure d’ersatz pathétique. Chuck, le connard à écharpe pourrait presque rivaliser avec Sark (compromis en samouraï médiéval dans Heroes ces temps-ci) et Dan, le gentil gars cool (celui auquel s’identifie immédiatement le téléspectateur garchois) complètent le cast. Le reste des acteurs n’existent même pas. Tous évoluent dans une absence de scénario manifeste, en jouant sous les yeux d’une caméra dirigée par une absence de metteur en scène. Mais on s’en fout, je l’ai dit. C’est juste génialement jouissif. Rien que cette scène du premier épisode entre S. et B. en train de se vanner sur les marches du MET mérite que l’on s’enfile toute la série (on n’en est qu’au troisième épisode, je vais peut-être déchanter). Tout ca commenté en voix off par Kristen Bell (eh oui, quand je disais “d’une pierre deux coups”…) et sa voix d’américaine magnifique. Elle me rappelle Sarah, ma farouche américaine, qui avait le même timbre. Kristen Bell qui, d’ailleurs, va elle aussi aller se compromettre dans Heroes. Non, mais que demander de plus ? Hein ? Moi, je n’ai rien à dire, je me contente de remarcier Josh Schwartz.

XoXo. Gossip Girl.

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