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Cypherpunk

On me reprochait (mais pas sur le ton du reproche) l’autre soir de ne pas poster assez souvent. Mais je ne suis pas totalement certain que ce que je vais raconter maintenant interesse réellement les auteurs de la requête puisque je ne vais pas parler de mes tourments sentimentaux (mais sont-ils seulement tourments ?) et que je vais en plus faire peur aux oies égarées et peureuses.

Car oui, je suis moi-même inquiet. De moi dépend la subsistance de plusieurs personnes, au moins au nombre de deux, peut-être trois, voire quatre ou cinq dans un futur proche. En matière de téléchargement. Car d’ici quelques mois, en janvier précisément d’après Le Monde (qui est un journal de référence, on le sait, même si ils ont annoncé qu’on a découvert une Théorie Unificatrice du Tout l’autre jour… ce dont je doute… mais ça n’engage que moi évidemment), on ne pourra plus télécharger tranquillement, puisqu’un juge pourra demander à votre fournisseur d’accès de lui donner de manière non anonyme mais cependant gratuite, la liste de tout ce qui a atterit sur votre disque dur, et ce afin de vérifier que rien de tout cela n’est illégal.

Quoi ? Les fournisseurs d’accès ont accès à la liste de ce que je télécharge ? Bah oui, puisqu’entre vous et l’internetmultimédia2.0, il y a un ordinateur de Free ou de France Télécom (ou d’un autre, je ne suis pas sectaire, vous avez même le droit d’être abonné chez Darty vu que 60Millions dit que c’est un des meilleurs) et que rien n’empêche le propriétaire dudit ordinateur de vérifier ce qu’il se passe dans le ventre de ce dernier (l’ordinateur, pas le propriétaire).

Ces prochains mois, je vais donc tâcher tant bien que mal de trouver sur l’internettextuel1.0 des informations relatives à l’outrepassage et à l’anonymisation de mes actes nettiques bien que non-éthique (quoique). Et en même temps j’irais militer pour la VOD gratuite entrecoupée de pub. Parce que je ne paierais pas 1.99€ un épisode de quoi que ce soit, pas même de Gossip Girl. Et c’est quelqu’un qui a dépensé deux fois 65¢ (en vain) pour sauver Noémie de la Star Académie (c’est son nom de famille).

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Permis

Ma grand-mère conduit comme Grace Kelly

Grace Kelly driving

Remarquez qu’elle regarde Cary Grant alors même qu’elle tourne au maximum le volant dans le mauvais sens une fois engagée dans un tournant.

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…Don’t stop it let it flow…

Que puis-je faire sinon célébrer l’arrivée assourdissante de Britney et son Freakshow en générique du Grand Journal de Canal+ ? Repaissez-vous du mp3, je doute qu’il reste là bien longtemps, ma conscience (qui a dit “quelle conscience ?”) risquant de me rappeler à l’ordre du droit d’auteur bien vite.

En regardant, en écoutant même, Dorothée dimanche dernier chez Drücker, je crois avoir compris d’où me venait ce goût pour les voix de chanteuses blondes récitant des textes d’une profondeur sans… fond ?

Yeah, I’m a referwhore, what’s the problem ?

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Week-end prolongé

Je suis dans le RER, un peu fatigué par cette journée studieuse à la bibliothèque de Jussieu. Je reviens du Rêve de Cassandre le dernier Woody Allen, dramatique dans le même ton que Match Point mais finalement moins immoral. Je pense que je manque d’un peu trop de passion pour être un bon personnage de l’histoire de ma vie. Je débranche les écouteurs de mes oreilles et pour la première fois depuis longtemps, j’attends dans le silence que mon train arrive sur le quai de la Défense. Je ne suis pas pressé parce qu’à la maison personne ne m’attend. Il y a bien ma soeur, mais ces jours-ci nous cohabitons pacifiquement dans les soixante-quinze mètres carré, devenus soudain immenses, de l’appartement.

Ma soeur est partie se coucher. Dans le salon, le calme est troublé uniquement par les miaulements sporadiques des chats qui se frottent l’un à l’autre, comme s’ils dansaient la valse. Les lumières sont encore allumées car elles ne dérangent personne. Je débranche les écouteurs de mes oreilles pour profiter des bruits du dehors, la fenêtre est ouverte puisque personne n’a froid. Je vais chercher une bouteille d’eau dans la cuisine sans prêter attention au bruit que je fais, il n’y a personne à réveiller.

Quelquepart au milieu de la Méditerranée, le soleil enveloppe la Comtesse endormie sur le pont en teck. Les drisses frappent le mat de manière irrégulière. Autour de nous tout est bleu à perte de vue, le ciel ciel, la mer marine. Je profite encore quelques instants de la brise légère puis je retourne dans la fraîcheur climatisée de la cabine pour y continuer mon travail.

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