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Some occupying stuffs

Avant toute chose j’ai envie de préciser que en cet instant précis, samedi soir, je suis en train de taper avec NRJ dans les oreilles. Je ne sais pas si je vais tenir longtemps avec cette voix électronique traffiquée qui répète depuis cinq bonnes minutes «I called my friend Michèle and I went to the club to the club». Pourquoi je m’impose cette horreur dans les oreilles est un mystère auquel je ne saurais pas moi-même répondre. Sur mon téléphone, NRJ est préselectionné entre Sport MX et France Protestants (qui se transforme en Radio Notre-Dame en journée), je trouve que la place est bien choisie.

Puisqu’on parle de Michèle, il est tant que je mentionne ici Skins la série sensation de Channel4 diffusée en ce moment même (du moins ces temps-ci) sur Canal+. La télé anglaise a la même propension que la télé française a vouloir faire la même chose que les américains. Normal, les téléspectateurs aiment les trucs américains. Ce qui donne tout son intérêt à la télé britannique, c’est que elle, elle sait qu’elle a pas une masse immonde de moyens, ce dont nous, en France, on n’a jamais pris conscience. Les Trois Clés sur M6 le mercredi c’est plein de trucs qui sentent le manque de moyen à plein nez. Et je ne parle pas que des plans de travers avec les filtres. Les rosbeefs donc jouent la carte du réalisme. ABC avait Alias, BBC3 lance Spooks : des espions dans leur quotidien, déjouant les plans des intégristes pro-life, loin du terrorisme international pour la domination du monde à l’aide d’un savant du XVIe siècle (ajouter ici d’autres trucs invraissemblables du genre clone, résurrection &c..). La FOX avait The OC, et maintenant la CW a Gossip Girl (la meilleure série de cette année, je le répète pour ceux qui n’auraient pas encore compris), E4 réplique avec Skins. On me murmure que ce serait interdit au moins de 18 ans tellement c’est trash. Il a Cassie l’anorexique, Syd qui ne passe pas un épisode sans se faire pisser dessus par un passant, Michèle et Tony le couple animal et tous les autres. Ils boivent, fument, couchent (ou pas, entre eux, avec leur prof, des inconnus…), chaque épisode est un grand n’importe quoi dans tous les sens du terme où les acteurs et ce qui ressemble à une surabondance de scénario surréaliste remplacent avantageusement le manque de moyens.

Y a quelques semaines, je disais mon dégoût des jeux d’aventure pour la DS. Entre temps j’ai maudis mon incapacité à faire fonctionner wine correctement sous linux, wine qui aurait pu me permettre de jouer à la version tridimensionnalisé de Sam & Max et à d’autres jeu d’aventure en deux dimensions designés exclusivement pour Windows. Je veux aussi un Dell XPS rouge, mais ça n’a presque rien à voir. Donc, devant mon incapacité technique à jouer à ces jeux, je me suis rabattu sur de l’unidimensionnel, des jeux auxquels mon père aurait pu jouer si il avait eu un Sinclair ou un Apple II lorsqu’il avait mon âge : des aventures en mode texte. C’est tout pareil que de jouer aux Chevaliers de Baphomet ou à Monkey Island (ce que j’ai fait pendant mon enfance puis l’an dernier, puisque je rappelle qu’avec ScummVM et modulo un petit tour là où on sait (ou en me demandant gentiment) on peut rejouer à tout ça sur toutes les plateformes, y compris la DS !), je disais donc, c’est tout pareil sauf que c’est que du texte. Certaines interactive fictions ont des images incluses mais c’est toujours très statique. On se déplace dans un univers en disant go north ou say manchester to horse, on examine jewels et même, dans celui que je vous propose un peu plus bas, il faut lancer ses propres sorts ! Il y a une masse énorme de jeux, mais je vous en suggère deux pour commencer. Evidemment tout ça est en anglais. Il y a quelques jeux en français, mais je n’en ai trouvé aucun de vraiment génial jusqu’à présent. Mon goût va dans le sens des aventures LucasArt/Baphomet : des puzzles d’inventaires et de l’humour. Il y a tout un tas d’autres genre d’interactive fiction, y compris des jeux où l’on ne gagne pas, on se contente simplement de discuter avec une statue. Le premier est très court, il s’agit du puzzle de base “essaie de sortir d’une pièce où tu es enfermé”, s’appelle Suveh Nux !(jeu+solution dans le zip) et a gagné une compétition dans sa catégorie y a moins de deux semaines. Le second c’est A fine day for reaping qui se rapproche plus des jeux graphiques mentionnés plus haut. Un peu plus long (deux heures devraient suffire cependant à le finir, moins avec les solutions sous les yeux), plus drôle, avec plus de scénario et donc de texte à lire aussi. Si vous appréciez, j’ai plein de liens sur mon del.icio.us à commencer par le blog d’Emily Short. Ah oui j’oubliais le point essentiel, pour y jouer : pour Windows je recommande ce que j’utilise moi-même pour Linux, c’est-à-dire gargoyle et pour Mac, j’ai eu l’occasion d’utiliser Spatterlight qui m’a paru tout à fait chatoyant. Ces trucs là s’installent une bonne fois pour toute et après vous pouvez jouez à tous les jeux que vous voulez ! En plus tout ça est gratuit et légal ! Notez que vous pouvez jouer à certains jeux en ligne grâce à zplet mais en général les jeux dispos sont ceux des années 80 (Adventure, Colossal Cave, Zork &c..) et risquent de vous ennuyer plus qu’autre chose (en plus l’applet java chez moi affiche très mal les caractères, c’est limite illisible)

Oui, je veux un XPS pour jouer à des IF alors qu’un Apple II suffirait. Je sais que c’est ridicule. Et alors ?

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Valse

C’est une journée qui commence à 5h. Mes paupières sont les seules à sursauter. Je me demande presque où je suis. J’ai soif. Et trois syllabes qui courent dans ma tête. Très soif. Si je ne bois pas immédiatement, je sais que l’angoisse soudaine ne fera que grandir. J’attrappe mon portable là où je pense l’avoir laissé, pour savoir l’heure. Il n’y est pas. Mais le réveil indique en caractères verts 5h12. Je prend une grande inspiration. Le silence de mon organisme me permet d’entendre une respiration paisible non loin de l’endroit où je me trouve. J’expire, j’essaie de caler ma respiration sur l’autre, mais l’autre a manifestement de plus petits poumons que les miens. Je cesse avant l’hyperventilation. Je me glisse en dehors du lit, esquivant l’ordinateur portable posé sur le sol. J’ouvre la porte, avance, me heurte à une table, tourne à gauche… non, c’est à droite. J’appuie machinalement sur l’interrupteur au moment d’ouvrir la porte devant moi. Mon esprit embué est persuadé que je viens d’ouvrir le réfrigérateur et que c’est le mouvement de la porte qui a déclenché l’éclairage. Mais je suis nez à nez avec des toilettes. Aussi embué soit-il mon esprit fixe les mots à l’envers sur la couverture du magazine posé au sol. Saloperie d’interprêtation des schémas. Je referme la porte, la lumière, je fais demi-tour. Point de départ, porte de la chambre, tout de suite à droite, j’avance. La cuisine est baignée d’une faible lueur orangée, juste ce qu’il faut à mes yeux pour distinguer l’environnement ambiant. Pas assez pour ne pas heurter un animal au sol. Qui miaule. Un chat. Je bois les trois quarts du restant d’une bouteille d’eau.Ma bouche apprécie d’être libérée, à nouveau temporairement, du goût prenant du rhum, du colombo, du coco. Je retourne sous les draps. La respiration n’a pas été troublée par mon périple, elle me berce en scandant trois syllabes, m’endort.

C’est une journée qui commence à nouveau à 10h50. Je vais dire bonjour à ma sœur que je m’attends à trouver dans sa chambre. Elle y est, allongée sur son lit, un poly orné d’un sigle «guerre bactériologique» noir sur fond rouge. Le même que sur les affiches de la station de Tram, pour I am legend, le film avec Will Smith. Je lui demande si son poly est mortel. Elle me jette un regard de pitié, un regard qui dit que je ferais mieux d’aller directement faire du calcul quantique dans ma chambre. Puis elle ajoute un “oui”. Et se détourne pour continuer d’apprendre la liste de la composition des acides aminés. Je sors. Je me douche. Je m’apprête à enfiler mes affaires de la veille, mais tout est imprégné d’une odeur d’acras un peu désagréable.

A l’arrêt de bus, la convergence de Keren Ann et Muse dans mes oreilles via mon Shuffle me rappelle les trois syllabes de la nuit. Je me demande si tout n’a été qu’un rêve, ma main crispée par le froid sur mon téléphone portable désespérément inerte et glacé dans la poche droite de mon jean. Dix minutes d’attente, cinq minutes de bus, dix minutes d’attente à nouveau, cinq minutes de bus encore. Il fait froid mais il fait beau. J’ai sept minutes d’avance pour le cours que je dois donner. J’en profite pour aller voir les horaires du bus de retour. 06, 36, 54. Je répète mentalement pour m’en souvenir.

Mon élève m’annonce qu’elle a eu 4,5 à son dernier devoir. Je regarde ce qu’elle a fait. N’importe quoi. Je suis toujours surpris de voir que seuls devant une feuille blanche les élèves sont capables d’écrire les choses les plus stupides au monde, alors que si je reste silencieux, un œil penché au-dessus de son épaule à faire la même chose, alors elle se débrouille bien. Un peu lente certes. Mais on va modestement viser un 11 ou 12. Pas un 19. Ce serait illusoire. Sa mère fait irruption, l’air un peu fâchée. Probablement de devoir débourser 22,50€ par semaine pour une absence de résultat. Je ne sais pas quoi donner comme excuse à sa fille. Elle me tends 30€ parce que je suis resté une demi-heure supplémentaire. Je me dis que ça me rembourse le repas d’hier soir. Puis qu’en fait non, il a déjà été remboursé par le cours précédent. Sur l’escalier qui mène à l’entrée, le carton de Guitar Hero III. Je me dis que ces 30€ disponibles iront peut-être dans une Wii.

Mon portable indique qu’il n’a pas reçu de message et 15:58. Le panneau indique que le prochain bus est dans 23 minutes. J’insère mes écouteurs dans mes oreilles, Death Cab cette fois-ci déclenche la résonnance des trois syllabes fatidiques. J’attends que l’écran de mon téléphone indique 16:02, décide que j’ai vraiment raté le bus et me dirige vers le Bois de St Cucufa, le plus court chemin entre ici est chez moi. Le soleil est déjà bien bas à l’horizon. Orange. Comme dans la cuisine cette nuit. Les trois syllabes à nouveau. Je me trouve un peu nul. Vraiment. Je marche d’un bon pas. Je voudrais être chez moi avant que le soleil ne disparaisse complètement derrière la colline. Les arbres coupent un peu le vent. Il fait froid et sec sur mes joues. C’est agréable de marcher là, seul, sans aucun être vivant à quelques centaines de mètres à la ronde. Je m’écarte pour laisser passer un cycliste en pensant qu’habituellement, c’est moi le cycliste et que personne ne s’écarte jamais pour me laisser passer.

Ma sœur n’a pas quitté son poste. Je me pose en suspension sur les bras du fauteuil du salon, au-dessus du chat qui dort. Je le caresse pendant une éternité, hypnotisé par la guirlande lumineuse du sapin de Noël qui bat un rythme à trois temps. Trois syllabes.

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Tam Dam Dam… Tatam DaDam…

J’ai envie de jouer à Guitar Heroes. Là tout de suite maintenant.

Sauf que je dois aller en «Analyse d’Algorithmes».

Et que je n’ai de toute manière pas Guitar Heroes à la maison.

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Hotel Dusk

Hotel Dusk est un mauvais jeu. Ce n’est pas un jeu d’aventure, d’ailleurs ils le vendaient dans la pub comme un “roman interactif”. On aurait pu croire que c’était “un livre dont vous êtes le héro”, mais alors si c’est le cas, c’est étrangement assimilable à un livre de ce type où à la fin du paragraphe 147, vous avez le choix entre aller vivre la suite au paragraphe 417 ou bien… au paragraphe 417 ! Juste un simple bouquin quoi.

Sauf que quand je lis un bouquin, un vrai, déjà il me coûte beaucoup moins cher, je peux lire à la vitesse qu’il me plaît (là, le défilement de la masse outrageante de dialogue est d’une lenteur tout aussi outrageante) et quand je veux lire la suite, j’ai juste à… tourner la page ! Je n’ai pas besoin de déambuler pendant 25 minutes sans but à frapper à toutes les portes et à essayer tous les objets de mon inventaire sur tous les objets cliquables dans l’espoir de déclencer la séquence suivante. Et je ne parle même pas des objets qui ne demandent qu’à être pris et que l’on ne peut PAS prendre sur le moment mais que l’on pourra prendre plus tard (genre 35 secondes plus tard) parce qu’à ce moment là on en aura “besoin”.

Alors évidemment, dans un roman en texte et en papier je n’ai pas les jolies “animations” en crayon bougé ni la possibilité de voir l’environnement pixellisé qui m’entoure. Mais je peux aussi acheter une bande dessinée si je veux lire de l’image… Et dans les bandes dessinées que j’ai l’habitude de lire, aussi étonnant que cela puisse paraître, même en regardant de très près, je ne vois pas les pixels…

Sur ce, je vais aller me faire à manger et aller voir chez Micromania à combien ils me le reprennent. Pour acheter un VRAI jeu d’aventure. (dommage que j’ai déjà fini Runaway II : Le rêve de la tortue parce que ça c’est un vrai bon jeu d’aventure)

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Blog 1.0

«Mon blog ne t’interesse pas ? Viens le lire quand même !»

Allez dire à n’importe lequel de vos contacts que son blog, vous vous en fouttez modérément, que, oui, des fois, par hasard et par désœuvrement vous le consultez comme ça pour savoir, mais que le contenu n’est pas à ce point attrayant pour que vous ayez envie d’y aller tous les jours. Dîtes à cette personne que la probabilité pour que vous laissiez un commentaire sur l’un des billets est non seulement majorée par tout epsilon strictement positif, mais même que cette probabilité est exactement nulle, parce que vous n’en laissez pas non plus chez Kek, que Binnie n’en a jamais eu et que même Pénélope les a fermés et que probablement, c’est là la marque d’un blog respectable. Et je ne prétends pas que ce blog ci soit respectable, vous êtes moins d’une demi-douzaine à me lire, et vous me coûtez donc chacun un peu plus de quatre euros par an. Et à six lecteurs, on n’est PAS un blog respectable. Allez lui dire ensuite que si vraiment la musique de son radio.blog est cool, vraiment, alors soit vous l’avez déjà entendue ailleurs, soit vous ne l’entendrez jamais parce que ce n’est pas votre style de musique. Probabilité pour que cette personne soit un vrai découvreur de talents ? Néante. Dans le cas contraire éventuel, lui recommander de monter un label indépendant et/ou de postuler chez Universal, ou comme chroniqueur dans un journal/émission de télé. La même chose s’applique aux vidéos YouTube. Et à tout autre chose linkable en ligne en fait. Sauf si votre ami est Spud´. Ensuite, il s’agit de s’amuser à gérer la situation en rassurant la personne sur le fait qu’on l’aime bien pour de vrai et que ce n’est pas parce que sa contribution à l’internetmultimédia2.0dupartagecommunautaire est d’une inanité confondante qu’il doit mettre fin à ses jours parce que vous pensez que ce n’est là que l’expression de son être, bien au contraire.

En 2001, ma mère me transférait les emails qu’elle recevait de ses collègues de feu Immo-By-Tel, une start-up pleine de gens cool qui passaient leur journer à s’envoyer des powerpoints de chatons sur des PC surpuissants, confortablement installés dans des fauteuils en cuir, se reposant de leur trajet en Porsche depuis leur villa à Deauville. Oui, en 2001, le monde était cool et joyeux pour les patrons de start-ups. YouTube, à mon sens, c’est jamais que la même chose, généralisé, formalisé, institutionnalisé, convivialisé. On est passé des ppt quasi-statique à des vidéos quasi-de-bonne-qualité-mais-ça-dépend-de-ce-que-tu-désignes-par-quasi, mais c’est toujours les mêmes emails avertissant que «tu vas voir c’est vraiment excellent ce truc» ou «trop mortel, mais l’ouvre pas au bureau !». Sauf que non quoi. Faut arrêter l’humour d’open-space. Ça va cinq minutes. J’ai explicitement choisi des études élitistes pour ne pas subir les blagues à la con de machine à café du genre «Y a trois corses sur un banc, une vache passe. Le premier dit “c’est la vache à Fernand”. Une demie-heure plus tard le second dit “Ah non, c’est la vache à Germain”. Une heure plus tard le dernier dit “Ah non moi j’aime pas les disputes”, se lève et s’en va.» (quoi que celle-là, elle est drôle, j’en ai subit une autre plus tôt dans la journée sur les ENArques, nettement plus sans intérêt).

Si un jour, toi, contact de moi, tu te rends compte que je suis en train de te houspiller parce que tu ne trouves pas que les musiques que je mets à ta disposition sont super cool, ou parce que tu n’as pas regardé la dernière série américaine à la mode que j’ai chaudement recommandé, ou parce que tout simplement tu trouves que ce que j’écris est d’un intérêt fort limité, alors toi, contact de moi, je t’autorise à me dire que je suis un sale arrogant imbu de lui-même et persuadé de posséder la science infuse. Je t’autorise même à me dire de retourner faire mon aigri en lisant du Gibson confortablement installé sur un fauteuil du StarBuck le plus proche puisque c’est tout ce qu’un élitiste de mon espèce soit capable de faire correctement. Je t’en saurais fort gré. Et peut-être même que pour ta peine je t’offrirais un Venti Chai Tea Latte ou un Grande Chocolat Viennois Signature. Avec un brownie même si tu es sage.

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