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Des tartes vertes et jaunes

C’est vert, c’est jaune, c’est rouge parfois, ça ressemble un peu à Amélie Poulain et à Big Fish. Ça se passe ni tout à fait aujourd’hui puisque quelques Rolls Royce Phantom des années 30 écumes les rues, mais on n’est pas non plus avant-guerre puisque les gens ont des téléphones portables. On n’est ni à New-York, ni à Cicago, ni à Los Angeles, juste dans une grande ville qui s’étend à perte de vue. Mais prenez votre voiture et roulez pendant quelques minutes et vous vous retrouverez au choix au cœur d’une forêt sombre ou de prairies verdoyantes où les écureils gambadent gaiment.

Cet endroit, c’est l’univers de Pushing Daisis, sur ABC cette année, par Brian Fuller, le créateur de Dead Like Me et co de Heroes (tout ce qu’il y a de bien dans Heroes vient probablement de lui, le reste est clairement la faute de la bêtise intrinsèque de Tim Kring). Dans cet univers vit Ned The Piemaker. Et à part faire des tartes, notre Ned a un don : il peut ressusciter les morts. Sauf que voilà, comme nous dit la voix off : «tout cadeau vient avec ses défauts». Car s’il maintient en vie un mort plus d’une minute, alors une autre vie doit se terminer ! En plus de cela, si il retouche une seconde fois un ressuscité, celui-ci repart dormir pour l’éternité.

C’est ainsi que notre ami Ned tue le père de sa voisine en ressuscitant sa mère puis tue cette dernière en lui faisant un bisou. C’est de cette voisine, qu’il ressuscitera plus tard (car bien sûr elle est morte), qu’il va tomber amoureux. Le couple le plus mignon de la télévision depuis longtemps : ils se tiennent dans leur bras l’un l’autre à distance, se font des bisous à travers des films de cellophane et se calinent dans des sacs en plastique. On tremble à l’idée qu’ils se touchent par mégarde au détour de la cuisine du Pie Hole, le restaurant où les deux font leurs tartes.

Ressusciter les morts, c’est bien pratique pour résoudre des crimes, et Emerson, le détective privé amateur de tricotage, l’a bien compris. Pushing Daisies c’est donc aussi un peu Agatha Christie, saupoudré de Roal Dahl et de Kipling. Un peu Sam & Max (le jeu d’aventure) aussi. D’ailleurs, cette série se prêterait magnifiquement à un jeu d’aventure.

C’est ma sucrerie du samedi.

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