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Coupant

Je dis NON aux rasoirs Super U à tête flexible. Je sens d’ici les prochaines requêtes Google.

Quand Wilkinson ou Gilette ont décidé de faire des têtes flexibles (c’était dans les années 30, je n’étais pas encore né évidemment, et lorsqu’enfin j’ai vu le jour, ils avaient depuis longtemps disparus), ils étaient flexibles comme le caoutchouc est flexible, c’est-à-dire fermement flexible. La lame se remettait en place perpendiculairement au manche, le caoutchouc ne se distendant que pour épouser les courbes graciles de mon visage. Cela dit, je ne suis pas sûr que l’on puisse qualifier mon visage de gracile.

Super U, eux, à la fin de l’année 2007, alors que le brevet pour les têtes de rasoir flexibles tombait dans le domaine publique, ont décidé à leur tour de munir leurs rasoirs de cette invention légendaire. Sauf qu’au lieu d’un caoutchouc ferme mais tendre comme du poulet fermier, ils ont opté pour la liaison pivot, type cours de sciences industrielles, avec une rotation parfaite mais néanmoins contrainte autour de son axe. La probabilité pour que la lame se trouve donc à la perpendiculaire du manche et donc parallèle à ma peau de bébé venant de naître est très faible. Pire, un léger coup de poignet suffit à dévier la lame pour la placer en position perpendiculaire à la peau. Là, le malheureux moi-même qui ne fait pas attention, approche l’ustensile du diable du bout de peau entre son nez et sa lèvre supérieure et se mutile irrémédiablement. Comme ce charmant jeune homme (je suis indéniablement charmant) ne se rase pas devant une glace et le fait sous une douche bouillante, il ne se rend compte de son erreur que lorsqu’un liquide au goût légèrement ferreux se propage dans sa bouche et qu’il constate, horrifié, que la baignoire a été transformé en accessoire pour un remake de Psychose. Ou de Scream, pareil.

Je demande donc aux services sanitaires compétents, à la DASS, à la Justice, que sais-je ! de bien vouloir saisir immédiatement ces choses maléfiques du stock des magasins Super U afin que nous puissions tous, nous les hommes, continuer à acheter des produits sans regarder et sans risque de ternir notre chatoyante apparence. Et je parle de moi à la troisième personne si il le veut.

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Toltèquisme

Dead end. La navigation s’achève sur une page sans lien vers aucune page que l’on n’ait déjà visitée. Retour à la case départ.

Le dimanche est probablement le jour le plus ennuyeux de la semaine, en particulier quand le temps est gris. Allongé pendant vingt-sept heures par intermittence sur mon lit, j’erre sans but. La semaine dernière, je suis sorti pour aller errer sans but dans le Parc de Saint Cloud. Le temps était pire (pire ?) puisqu’il pleuvait. J’ai pris des photos que j’ai effacées le lendemain, pour les remplacer par d’autres : la nouvelle passerelle en bois qui ne mène nulle part derrière la Grande Arche de la Défense, les HLM à l’allure d’hôtel Disneyland Resort qui bordent le parc/cimetière surpomblé par ladite passerelle. Il s’est ensuite mis à pleuvoir et je suis allé voir L’Orphelinat avec Pauline.

Je n’ai aucun souvenir des évènements qui ont eu lieu entre le moment où je suis sorti du cinéma pour rentrer chez moi à pied, traversant St Cloud dans sa longueur, et le moment où j’ai retrouvé Clothilde hier sur le quai de la gare et inopinément décidé d’aller voir un film dont je n’avais pas entendu parler.

Je suis un des rares “mathématiciens” à penser qu’il n’est pas forcément recommandé de parler de mathématiques théoriques, de physique quantique, d’Heisenberg, Gödel ou Schrödinger au commun innumerate des mortels pour la simple et bonne raison que la probabilité qu’ils ne trouvent pas ça mortellement ennuyeux est majorée par tout epsilon strictement positif. En d’autre termes, ils vont dormir du sommeil du bienheureux. C’est donc un peu gêné que j’ai assisté aux passages didactiques sur tous ces sujets disséminées ça et là dans Meurtres à Oxford, le film que je suis allé voir avec Clothilde. Au crédit du film, tout ce qui est dit est vrai (bien que relativement basique), jusqu’à la “clé” du Théorème de Fermat (une relation entre les courbes elliptiques et les formes modulaires) que l’un des personnages (un russe illuminé… un Perelman jeune ?) affirme s’être fait volée par un certain “Pr Wilkins”, sosie éloigné d’Andrew Wiles. Le film est globalement mauvais (« Soit tu as adoré soit tu as détesté » m’a demandé Clothilde à la sortie de la salle) si ce n’était la conclusion très bien trouvée et qui reprend l’idée exposée dès les premières secondes que toute suite de nombres admet une infinité de continuités logiques, certaines simples, d’autres inconsidérément complexes. Si je dis 3, 5, 7… alors le terme suivant peut-être 9, ou 11, ou 4071. Selon que l’on considère la suite des impairs, des premiers ou bien… je laisse le soin à votre imagination de deviner quel terme suivrait 4071. Heureusement que j’ai dit plus haut que je ne recommandais pas de parler de maths à ceux extérieurs à la secte.

La suite c’est un festival de gourmandises et de madeleines sans bosses (mais néanmoins goûtues), de danse (ahem) et de salades débitées à vitesse accélérées interrompues par la nécessité d’attraper un RER avant qu’il n’y en ait plus.

Mais demain, lorsqu’il s’agira d’aller déjeuner, je ne pourrais raconter rien de tout cela à personne. Et mes journées ne seront pas remplis d’épisodes suffisament excitants pour que je les relate à quiconque, pas même suffisament excitants pour que je m’en souvienne seulement le week-end prochain. Travailler à plein temps, c’est un peu la mort de l’âme.

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Londres (2)

Aujourd’hui je tente. Je suis complètement stressé. Dès que j’entends un accord de guitare un fort je sursaute. En plus j’ai préréglé mon téléphone pour n’avoir à appuyer que sur deux touches pour envoyer ouifm suivi de mon numéro au 63015… À tous les coups, je vais le rater aujourd’hui… La vie est mal faite. (Ça, c’est du défaitisme)

En plus c’est mercredi qui vient qu’a lieu l’avant-première. Ils pouvaient pas faire ça à un AUTRE moment ?
Bon, j’ai pas encore gagné de toute manière.

Et Linda Lorin vient d’annoncer que le titre magique devrait être diffusé dans l’heure. Quel suspense !

Stress supplémentaire pendant un cours instant je ne captais plus la radio ! (Oui, c’est du liveblogging sans intérêt… Et ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu la voix geignarde de Saez… (Damien, à ne pas confondre avec Benoît (comprenne qui pourra)))

Quant à Jack Johnson, je ne le supporte plus…
Alister…
Après la pub, les Queens Of The Stone Age… et les Stones ?

Et voilà, j’ai surement perdu 35¢… En plus je suis pas sûr de l’avoir envoyé au bon moment parce que ce n’est pas net, il y a un jingle d’au moins dix secondes juste avant donnant les instructions puis la chanson commence. J’ai attendu que la chanson commence… J’ai peut-être mal fait… Je ne sais pas… On verra… Aller, She’s a Rainbow, ce que je viens d’entendre, et je retourne vérifier que Kipnis et Shamir ne sont pas des menteurs…

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Londres

Étant donné que j’écoute Ouï FM toute la journée, c’est la 5ème fois que j’entends une chanson des Stones en deux jours et qu’à chaque fois je n’envoie pas de sms pour gagner mes places pour aller voir le film de Scorsese sur les Stones en présence du groupe. Je n’ai pas encore décidé si c’était de la bêtise ou du défaitisme.

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Monopoly

«Maman, pourquoi la ville la plus chère sur le plateau du Monopoly c’est Dunkerque ?»

Dunkerque est à la France ce que la Rue de la Paix est à Paris. Quant aux Champs Élysées, ils seront figurés par Reims… Je me demande comment les parents vont justifier ça à leurs enfants…

«Moi, quand je serais grand, j’habiterais à Dunkerque !»

Youhou…

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