Uncategorized

Bon

Bon. C’est décidé j’arrête. Pas de fumer, je ne fume pas. Pas de boire, je… enfin bref, pas de boire. Pas d’aimer, c’est tout ce qu’il me reste. Pas d’écrire, vous allez encore me supporter encore un peu. D’ailleurs je crois que l’an dernier j’ai payé 2 ans d’un coup de cet hébergement par mégarde. Ça fera ça de moins sur mon relevé de compte de ce mois-ci.

J’arrête d’écrire des trucs incompréhensibles et sans intérêt. C’est décidé. En fait, en relisant des posts du passé de ce blog, je me rends compte que je ne me comprends pas moi-même. C’est ridicule, faut arrêter ça. Ça implique que, grand-mère, la prochaine fois que tu viendras ici, je choperais ton adresse IP (je t’expliquerais ce qu’est une adresse IP au téléphone un de ces jours) et toute les fois ultérieures, tu seras irrémédiablement et sans détour possible, redirigé vers un champs de coquelicots. Si tu as une autre fleur de prédilection, je serais ravi de m’adapter à tes préférences.

Bon, sinon, qu’est-ce que j’ai fouttu ces deux dernières semaines pour ne pas trouver un moment pour poster alors que, c’est bien connu, j’ai une vie de fainéant désœuvré notoire. Déjà, j’avais rien à dire. Ensuite, j’ai commencé mon stage. Dans un laboratoire de recherche où les gens ne portent pas de blouses blanche et ne manipulent pas de tubes à essai, mais tapent à un rythme de légionnaire toute la journée sur leur clavier d’ordinateur dans l’espoir secret qu’un résultat apparaisse. Des fois, ils utilisent des craies sur des tableaux noirs, des Velleda sur des tableaux blancs et même des tasses en plastique sur une machine à café. Ce que font la plupart de ces gens réellement m’est totalement étranger, je sais que ça a un rapport avec les ondes (peut-être) et le magnétisme (mais rien n’est moins sûr). Le chef de mon équipe étudie les langages de programmation (d’ici la fin du stage, il aura peut-être réussi à me convaincre que oCaml c’est Bien, ce dont je ne suis absolument pas convaincu pour le moment), et ma directrice de stage, la cryptographie multivariée et les codes correcteurs.

Sinon, moi, j’étudie un schéma de signature sympathiquement dénommé Unbalanced Oil & Vinegar avec lequel la Justice signera peut-être un jour ses procès verbaux. Mais rien n’est certain de ce côté là, il semblerait que la population non-mathématicienne ne trouve pas que ce soit vraiment légitime. Ces gens mériteraient de retourner un peu au collège pour qu’un prof cool leur explique que les maths, c’est Bien. Je dis “retourner” mais je ne suis pas sectaire, ceux qui n’y ont jamais été sont bien évidemment compris dans le lot. Même les toxicomanes récidivistes violeurs d’enfants du district d’Arras. C’est quoi un schéma de signature ? Bah, c’est une “manière” de signer avec des chiffres. Mettons que vous souhaitiez signer un chèque, ou votre déclaration d’impôt sur internet, vous ne pouvez pas signer à l’encre, donc à la place vous subissez une procédure un peu relou et compliquée, et longue (parce que c’est franchement mal fouttu leur truc) qui vous assure (si si !) que c’est aussi valable juridiquement qu’un griffonage de la plume de votre Mont-Blanc.

Cette semaine je pars quelquepart dans les Landes pour écouter des gens de ma branche parler de leurs trouvailles, ça devrait être super interessant. D’autant plus qu’il y a une piscine chauffée dans le centre d’hébergement. La vie de chercheur, c’est cool.

Si des parties de ce billet étaient d’une nature floue ou incompréhensible, ou si vous pensez que dans trois mois quand je me relirais je me dirais “mais qu’est-ce que j’ai bien pu avoir envie de raconter à ce moment là ?”. Alors manifestez-vous dans les commentaires pour me fouetter à coup de batons en fer rouillé plein de tétanos. Mais là je m’emporte un peu je crois.

Standard