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I want to notmarry Amy Acker

En lisant Échapper au Mariage – Celui de vos amis – Le votre plus tôt dans la journée, je me suis dit que ça tombait tout à fait à pic après la discussion que j’ai eu hier, allongé sur la pelouse du petit parc près de Montgallet à tenter de me colorer un peu la peau, où je comparais les enfants alentours, qui à des rats, qui à des chimpanzés, tous à des daimdaons (le petit du daim) quoique en fait pire puisque le daimdaon met moins d’une semaine à apprendre à marcher là où le bébé humain mets quasiment une année entière.

Cet article sur le mariage m’a également rappelé que je n’ai plus assisté à aucun mariage depuis l’âge de six ans. Celui de mon parrain, il se déroulait à Chanterac, une petite bourgade de province que je serais bien incapable de situer de mémoire sur une carte, tout se dont je me rappelle de cette ville, c’est que tous les panneaux indiquant la direction du village estimait sa distance à quatre kilomètres. Ça et de l’esplanade devant la mairie où un épais tapis de gravillon permettait de faire de grosses traces de dérapage. C’est durant ces vacances là que j’ai lu Poil de Carotte et Un bon petit diable de la Comtesse de Ségur. Jacquou le Croquant faisait partie du voyage mais j’ai jamais pu me résoudre à dépasser la cinquième page depuis.

Je ne me rappelle pas grand chose du mariage lui-même sinon de Capucine, neuf ans, une fille totalement dévergondée pour son âge qui jouait dans les bottes de foin, mangeait des graînes de tournesol à même la fleur, m’a fait monter sur une mobylette et chez laquelle je m’étais fait inviter le lendemain pour manger du pain perdu et aller se baigner à l’Étang. Il me semble que mes grands-parents avaient peur qu’elle ne me viole (je n’ai compris que bien plus tard ce que ce terme signifiait). Dans tous les cas, j’ai un très bon souvenir d’elle en robe jaune en train d’essayer d’aller le plus haut possible sur la balançoire située dans les jardins du chateau où se déroulait l’heureux évènement.

Capucine, si tu te reconnais…

edit : c’est exactement là !

chanterac

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De battre mon cœur

Encore un site que je ne coderai pas mais dont l’idée traîne sûrement dans l’air et, dans quelques mois, quand quelqu’un l’aura lancé à ma place et sera devenu multi-milliardaire, je me dirais « Ah mince, j’aurai dû. »

En ce moment donc, j’utilise PAP pour trouver un appartement (en fait ma mère, je l’exploite associe au processus de départ). On utilise PAP parce que ma mère, en tant qu’agent immobilier, sait que les agents immobiliers sont des escrocs notoires qui ne servent à rien. Le problème de PAP, c’est d’une part pour celui qui souhaite être locataire et qui se retrouve à appeler en permanence des gens qui ont déjà loués leurs appartements. L’autre, c’est pour le propriétaire qui reçoit entre six et sept mille coups de fil par heure pendant toute la durée de présence de l’annonce sur le site.

Ça m’a fait un peu penser aux sites de rencontre. Ce qui a été reproché à Meetic et qui a propulsé Adopteunmec, c’est le fait de ne pas prendre le marché de l’amour tel qu’il est, mais d’avoir voulu faire un truc relativement égalitaire pour les deux sexes : sur Meetic, être un garçon ou une fille, techniquement, c’est la même chose. Dans les faits, c’est bien différent : bien peu nombreuses sont les filles qui vont envoyer des messages les premières aux garçons qui leur plaise, elles sont bien trop occupées à trier ce qui est arrivé dans leur boîte mail. Sur Adopteunmec, ce comportement est totalement intégré au site, et des outils spécifiques à chacun des sexes (les charmes, l’ajout au panier etc… ) ont été développés.

Le système des petites annonces immobilières fonctionne encore comme si l’offre était supérieure à la demande, que c’était aux propriétaires de se concurrencer les uns les autres. D’ailleurs, typiquement, chez PAP, le futur locataire n’a rien à débourser pour regarder les annonces alors que le propriétaire, lui doit payer pour publier ladite annonce.

L’idée, c’est donc de faire un Adopteunmec de l’immobillier : un endroit, des outils adaptés au marché tel qu’il est et non pas tel qu’il est rêvé. Simplement, un site où les locataires s’inscrivent en mettant ce qu’ils recherchent, des éléments de leur dossier (on peut imaginer un système où le site est un Tiers de Confiance qui certifie les dossiers sans les divulguer à tout le monde : je ne voudrais pas que mes fiches de paie deviennent publique, mais j’accepte de les donner au site pour qu’il puisse assurer au propriétaire que je suis bien un locataire valable) et un contact. Les propriétaires eux, mettent en ligne leurs biens mais ne diffusent leurs coordonnées qu’aux locataires potentiellement interessants (présélection du dossier etc..). Habituellement, c’est quelquechose qui est fait au téléphone : « Et vous gagnez combien ? Ah bah c’est déjà loué… Désolé, au revoir ! », là c’est automatique, ça enlève une charge au propriétaire qui reçoit dès lors beaucoup moins d’appels et donc beaucoup moins de déchets. Le futur locataire en tire également un avantage puisqu’il n’a pas à appeler des numéros où tout est déjà loué, ni à faire la queue avec 25 autres personnes où tout se joue dans une course dans l’escalier. En plus de ça, cela ouvre un marché jusque là inexploité de personnes qui ne veulent pas annoncer publiquement leurs biens. Avec le système ci-dessus, ils peuvent décider de ne l’annoncer qu’auprès d’un nombre restreints d’inscrits sélectionnés anonymement en fonction de critères à définir.

À ça tu rajoutes un système pour gérer tes rendez-vous pour quand t’es dans la rue et que tu sais pas où tu dois aller ensuite. Et normalement, tu trouves un appart en deux-deux.

1. Make website.
2. ???
3. PROFIT !

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I’m a Joan Holloway

Je me souviendrai toujours du jour où, alors que quelqu’un conseillait à ma sœur de faire médecine parce qu’elle en avait les capacités, cette dernière avait déclaré : « Vraiment ? Ce sont des gens comme moi qui sont médecins ? Mais ça fait peur !»

Globalement, pris individuellement, les gens sont particulièrement incompétents dans le travail qu’ils fournissent au quotidien, moi pas moins qu’un autre en fait. Mais comme toujours dans ma perspective Ricardo-ienne de l’économie, je monétise ce en quoi je suis le moins incompétent.

Je me rappelle, au moment de regagner la fac en licence (j’ai déjà du écrire au moins 5 posts là-dessus), j’avais été stupéfait en cours d’année de découvrir que plus de 95% des gens de ma promotion n’envisageaient le savoir mathématique enseigné là-bas que comme une séance de musculation dans le but d’avoir une meilleure place au CAPES que ceux qui faisaient psycho. Loin de moi l’idée de prétendre avoir eu une quelque once de génie des mathématiques cette année-là (je me souviens avoir essentiellement dormi, je vous renvoie à mes archives pour savoir ce que je faisais effectivement), mais il était clair que la majorité n’en possédait pas non plus, ni aucun goût, chose que pour le coup, je possédais. Je pense que beaucoup d’entre eux, grâce au bonus “Licence de Mathématiques Fondamentales”, sont de parfaits instituteurs de campagne, à Guérêt ou ailleurs.

Sur les coups d’août dernier, alors que la perspective d’être un chercheur sous-payé me donnait des frissons, je lançais par hasard un cv à la mer dans le faible espoir d’être recruté sur un malentendu en tant que développeur PHP. J’avais tenté quelques mois plus tôt de me faire passer pour un intégrateur/css-eur, sans grand succès puisque je n’avais pas été pris. J’avais commencé à faire du html en 1998 (la première chose que j’ai faite sur mon pc après avoir passé le stade du “waouh Paint c’est trop bien”), du vrai javascript en 2000, du php en 2002, pour mon usage personnel puis en collaboration pour un jeu de rôle en ligne auquel je jouais à l’époque. Mais je me suis tout ce temps considéré comme un parfait amateur. J’étais loin de ce que me semblait être le professionalisme d’un Frédérique de Villamil ou d’un Michel Valdrighi. Sans aller aussi loin, le projet collaboratif qui allait mener quelques années plus tard à Clyo avait ses règles et quelques intégristes pour gueuler quand le script donnait envie de vomir, ramasser son vomi et le jeter à la figure du codeur.

Pourtant j’ai été recruté. Mais le monde dans lequel j’ai aterri est loin d’être celui auquel je m’attendais. Tout comme en arrivant en licence je pensais être un misérable parmis de véritables amateurs de mathématiques, je pensais ne pas survivre ma période d’essai dans un environement de codeurs professionels. Si, comme précisé plus haut, j’ai réussi à percer la motivation des wanabes licenciés en maths, la motivation pour la plupart de ceux qui sont mes collègues, en particulier ceux qui ont eu une formation spécialisé en informatique à l’école, me paraît des plus obscures. L’argent est sûrement la principale (faut bien bouffer ma bonne dame). Ces gens là sont un modèle de sérieux derrière leur poste. Ils « reviennent vers vous rapidement » et vous « poussent des informations », ont des règles de priorités dans leurs tâches écrites sur tableau Excel et dessinent des schémas UML sur leurs bloc-note (quand ils en ont un, les vrais mauvais codeurs n’ont pas de papier et adorent Eclipse). Ces gens-là, au recrutement, passent sans absolument aucun encombre le stade du CV et de l’entretien d’embauche, c’est un peu les “gendres idéaux” du métier. En quelques mois cependant, j’ai pu constater que, du fait de leur goût finalement assez peu prononcé pour le scripting, leur méconnaissance complète de toute notion de complexité algorithmique et leur souci de se faire le moins emmerder possible par le client (emmerdement minimal = paie maximale), ces gens là écrivaient du code comme certains ont la diarrhée : c’est moche, ça sent mauvais et PERSONNE, mais alors absolument PERSONNE n’a envie de venir nettoyer après eux. Parce qu’ils sont sérieux au travail, on pense qu’ils font leur travail sérieusement.

Je ne suis toujours ni fdevillamil ni michelv, mais quand je code, je le fais autant pour les utilisateurs de l’outil que pour la beauté de l’art. J’aime m’engueuler avec le Client quand une feature demandée me semble hautement débile, même si il me paie cher, en particulier parce qu’il me paie cher, je m’en voudrais de lui coûter si cher en n’étant que ses mains alors que pour ce pris là, je peux lui offrir mon modeste cerveau. Je considère que c’est ça faire son boulot sérieusement. S’impliquer, apporter son expertise, réfléchir. Et comme je pense faire mon travail sérieusement, je prends cette liberté de décider de ne pas forcément être sérieux au travail. J’emmerde le coporate-slang vide de sens (il a fallu que j’en vienne à dicuter avec une parfaite inconnue pour me faire révéler l’origine du mot “propale” que j’entends utilisé depuis mon embauche mais que jusque là personne au bureau ou en mission n’avait su m’indiquer) et je fais des bruits de chaton mort à chaque “commit” sans aucun complexe.

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Sur le tarmac de Mumbaï

La vérité, c’est que j’ai tout à fait conscience de la vacuité informative et intellectuelle des textes que j’écris ici et des bribes de ma vie que je publie, toutes les demi-heures, cent-quarante caractères à la fois, sur Twitter. Vraiment, je le sais. J’essaie d’y mettre un peu d’humour parfois, de trouver une formule un peu originale pour exprimer ma pensée. Mais globalement, c’est pas du Dan Simmons.

Vous dire par exemple que le film de Denis Podalydès est d’un ennui plus que profond, qu’en dépit de tout le gratin du cinéma français inscrit au générique je me suis endormi et que tout le monde joue avec une fausseté qui confine à la perfection, ne vous apprendra rien, parce que je vous l’avez déjà lu ailleurs, à un endroit où l’on sait parler du cinéma.

Je diffuse ma prose dans une direction indéterminée parce que justement, j’espère embêter le moins de monde possible. Toutes ces choses que j’écris, je ressens un besoin impérieux de les sortir de mon corps pour m’en débarrasser. Sinon ça s’accumule dans mon estomac et j’ai envie de vomir. Je le fais ici parce que sinon, il faudrait que j’appelle quelqu’un, envoie un sms ou choisisse l’un de mes contacts MSN pour lui infliger ma parole, personne qui serait tout à fait en droit de m’envoyer chier parce que ça ne l’interesse pas que j’aime les Danettes bigoût vanille-caramel ou encore que l’on m’ait demandé où est-ce que j’allais au ” collège… euh… lycée… euh …. fac ? “. Sans compter le fait que même si ça interesse potentiellement mon interlocuteur unique, le moment peut tout à fait être mal choisi.

Avec un blog et twitter, je n’importune que ceux qui ont décidé de me suivre (action consciente) et de manière asynchrone au moment de leur choix.

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Les jours d’ennui profond

Je peux voir les jours d’ennui profond du français moyen qui lit des blogs sur mes stats. Là par exemple, aujourd’hui, j’ai eu plus de visiteurs que le jour où j’ai posté le dernier article (probablement le pire que j’ai jamais écrit depuis que je sais faire des “r” avec les deux boucles (1990)). Alors qu’il fait très beau et que les gens feraient mieux d’aller au parc Monceau traînasser sur l’herbe. Ce que beaucoup avaient décidés de faire en fait. On avait un chien avec nous alors on est allés boire des Coca® à quatre euros quatre-vingt en terrasse au soleil. Il est dix-neuf heure vingt-quatre, ma journée est probablement terminée.

Mon agent immobilier personnel n’a pas validé mon choix préliminaire d’appartements, donc, alors que je pensais être en finale, je n’en suis qu’aux qualifications. Je relance donc un appel dans l’immensité intergalactique : si vous avez 45m² à louer pour 700€ avec du chauffage central sans vis-à-vis dans un quartier où les filles portent des franges faîtes de leurs longs cheveux bruns (c’est un gage de qualité indéniable d’un quartier la présence de ce genre de filles), je suis votre homme. J’ai même mes trois derniers bulletins de salaire déjà photocopiés en sept exemplaires. Et venez pas me fatiguer avec des remarques du genre “ouais, en banlieue pour le même prix j’ai trois fois la surface”, j’ai pas envie d’habiter en province et je n’ai pas mon permis. Ni aucune intention de le passer. Jamais. Sérieusement. Mais c’est un autre débat.

À l’UGC Ciné-Cité des Halles, la manager, une rousse avec des tâches de rousseur, n’a pas le droit de dire son prénom aux clients, je l’ai donc appelé Machine (en fait, je voulais dire Martine parce que ça rime avec Manager (du début) mais ma langue a fourché). La vendeuse à l’étage, au Bert’s Café Contemporain, par contre, a le droit, même si c’est vivement déconseillé. Comme je suis sympa, je ne le dévoilerai pas ici. Le film (Public Ennemies), moi, pour ma part, personnellement, j’ai trouvé qu’il était sympa. J’ai un peu de mal avec les films tournés en DV, mais après une petite heure d’adaptation, on finit par croire que tout ça est vrai. Patrick Bateman Christian Bale revient une fois de plus dans un rôle de type dépourvu d’émotion et Jack Sparrow Johnny Depp fait des mimiques drôles en ayant la classe. Marion Cotillard est cute mais c’est pas avec ça qu’elle va gagner un deuxième oscar.

Demain, je fais le pont, mais je dois travailler si je veux. C’est un concept que j’attends avec impatience d’expérimenter.

Et le seize, c’est mon anniversaire. J’aurais “entre vingt en vingt-cinq ans”, je ne peux pas être beaucoup plus précis sans avoir à sortir ma carte d’identité pour recalculer mon âge exact. Et cette approximation me satisfait tout à fait.

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