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La vraie

La vraie question que tout le monde se pose c’est… Non en fait, personne ne se pose vraiment de question, tout ce qu’on attend avec impatience c’est de savoir si on a gagné à l’Euromillions et si on va être obligé de se lever lundi matin pour aller bosser.

C’est vrai quoi, c’est tout ce qui compte, pouvoir se lever un petit peu plus tard que d’habitude, attendre que la fille de vos rêves (mais néanmoins hautement vénale) vous passe un coup de fil « Ah ouais, ça te dirait qu’on aille boire un verre et qu’on se marie ? » et ensuite partir faire du shopping, d’abord d’un jet privé, puis ensuite l’utiliser pour aller acheter des trucs futiles à New York et à Tokyo dans la même journée.

Prendre l’avion en permanence, comme George Clooney dans Up In The Air mais en couple.

D’ailleurs, il y a fort à parier que vous n’avez pas aimé Up In The Air, étouffé par le cynisme du personnage principal (dont je ne me rappelle plus le nom mais ça n’a pas grande importance, il est George Clooney). Je crois qu’on ne peut apprécier ce film que si l’on aime prendre l’avion, passer du temps dans les terminaux aéroportuaires et que l’on aime faire tout un tas de choses seuls. Comme aller au cinéma un samedi soir alors qu’autour de vous l’entièreté de la population frangée de la capitale est en chemin vers un bar branché et, plus tard, de retour des dits bars, complètement émêchée.
On m’a dit aussi que c’était un film réac alors que justement, je l’ai trouvé étonament libéral (ou alors liberal is the new reac ?). Évidemment que les personnages autour de Clooney sont de sales moralisateurs, mais vous êtes pour la plupart exactement comme eux, si l’un de vos amis (au hasard, moi) décidait de se comporter comme si rien dans la vie ne lui importait, vous seriez les premiers à lui dire qu’il se comporte comme un sale adolescent en pleine crise et à ajouter qu’il serait peut-être un peu plus adulte de se comporter de manière raisonable où l’on ne blesse pas les gens. Enfin, ça ce serait si vous étiez une fille. Un peu comme l’acolyte de Clooney, celle qui joue une fille de 16 ans un peu niaise dans Twilight. Pas la copine de Clooney, elle c’est celle qui vous fait croire qu’elle veut se marier avec vous, qu’elle vous comprend et à la fin elle vous backstab (mais en vrai, vous en êtes toujours amoureux, quoi que vous puissiez dire à tout le monde, “fake it ’til you make it” comme dirait Charlotte (les gens retrouvent leurs pseudos dans ce post)).
À la fin, le message qui m’est pavenu, à moi, c’est que s’il n’y a finalement qu’une seule personne qui puisse faire les bons choix pour soi, c’est bien soi-même. Que les conseils c’est cool, on peut les écouter, mais que chacun fait son choix et qu’il n’y a pas de jugement de valeur, que ce soit d’être seul dans les airs, être carriériste assumée, marié dans la routine, ou marié dans le mensonge. Et d’assumer les choix qu’on fait. Les malheurs n’arrivent que lorsqu’on cesse de les assumer, lorsqu’on croit que le couple est l’avenir, , qu’il est bon d’abandonner une opportunité professionelle pour un garçon ou que la routine est soudain une mauvaise chose.

Dans tous les cas Up In The Air vient s’ajouter à cette liste de films que je suis plus ou moins le seul à aimer (parfois Peach partage mes goûts, mais sur celui-là c’est un échec, je suis seul contre tous) au rang desquels on trouve entre autres Clones, 2012 et Mr Nobody (n’allez pas le voir si vous n’aimez pas K. Dick, vous allez détester).

En attendant, je vais continuer ma relation n’importe-quoi avec cette jeune fille dont je vais taire le nom, continuer d’accepter toutes les demandes en mariage que je recevrais sur mon twitter et mon formspring et surtout, je vais aller voir Brothers pour passer le temps d’ici l’annonce des résultats de l’Euromillions.

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