Heure d’été

Il est 5h35. Demain, je ne pourrais pas dire si le changement d’heure m’aura fait dormir une heure de plus ou de moins puisque je ne dors pas du tout à cette heure-ci.

Dehors, les oiseaux chantent dans les arbres du Boulevard Richard Lenoir, leurs piaillements résonnent jusque dans ma cour intérieure.
Je n’arrive pas à dormir. Insupportable insomnie. Les mots de Biolay continuent d’emplir mon esprit. Mais ils ne sont plus seuls. Les mots de ses messages à Elle également. Je fais une pause, je les relis, j’essaie d’y déceler le mensonge, il s’y trouve forcément, comme dans les miens. Mais je n’y arrive pas, elle est beaucoup trop convaincante. J’y crois. Et puis il y a ces mots stupides d’une chanson de Sylvie Vartan chantée par Géraldine Nakache et Leïla Bekhti.

Les mélodies s’entrechoquent, mon cerveau chante les trois dans le désordre aléatoirement, par bribe, je crois devenir fou.

Ce soir à la soirée à laquelle je me trouvais, une jeune fille de 15 ans tentait de monopoliser l’attention sur elle. Elle m’a fait penser aux héroïnes du film vu plus tôt dans la journée, Tout Ce Qui Brille.

Le film est mauvais. Scénaristiquement pauvre, cinématographiquement sans aucun intérêt. Mais il a cette qualité d’être un portrait finalement fidèle et drôle de la Parisienne de base. Celle qui aime les chaussures de créateurs mais qui ne peut pas se les payer. Celle qui me demande si, dans mes soirées où je rencontre des blogueurs et des gens de Twitter, j’ai déjà croisé Betty, la parfaite Betty à frange et son fond de teint naturel du Blog De Betty. (la réponse est non)

La petite m’a aussi rappelé cette autre que j’ai brièvement aimé à Megève cet hiver. Mais là où l’autre était faiblesse, celle-ci n’était que bêtise.

J’aimerai éteindre le robinet de pensées qui m’innonde intérieurement, juste quelques heures. Dormir, me reposer, ne plus penser à aucune de ces filles imaginaires, réelles ou intangibles que je n’aurai jamais.

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