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Déclin

Je n’arrive pas à dormir. J’essaie de lire All Tomorow’s Parties de William Gibson mais quelquechose dans la composition des pages rend la lecture pénible et bien que je n’aie pas sommeil, m’amène à fermer les yeux.

Je repense à ce jeu de société auquel j’ai peu joué, Vinci, où le concept intéressant est que l’on peut abandonner ses pions pour repartir sur de meilleures bases avec une autre couleur tout en conservant les points acquis avec la couleur précédente. En regardant mon plafond blanc j’essaie de déterminer si c’est une question de lâcheté ou de courage, de placer cette idéologie d’abandon profitable sur le spectre politique, d’évaluer la moralité d’une telle action.

Plus tôt dans la journée, je lisais un article du New Yorker sur Mark Zuckerberg. Face à la philosophie de ce dernier qui consiste à dire que le monde serait bien meilleur si tout le monde était transparent, ses adversaires lui opposent ce droit inaliénable à pouvoir ne pas assumer ses propres choix publiquement. Le droit à changer d’avis, à tirer le meilleur parti de l’expérience passée (pour laquelle on a pu s’aliéner quelques amis), à abandonner ses pions pour repartir sur de meilleures bases.

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